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LA RÉSISTANCE AU COUP D’ÉTAT DU 2 DÉCEMBRE
1851 À VIDAUBAN par Jean-Bastien Urfels Mémoire pour l’obtention de la maîtrise, sous la direction de Jean-Marie Guillon Année 2000-2001
PREMIÈRE PARTIE AU CŒUR DUNE ZONE DE CONTACTS ET D’ÉCHANGES L’étude d’un événement politique novateur comme la résistance
de la province au coup d’État du 2 décembre 1851, et par là, celle du degré
de politisation des populations concernées, passent par une analyse des voies
et des facteurs de pénétration des opinions et des mentalités. Pour distinguer ce processus de maturation, d’arrivée de la “ République
au village ”[1],
tel qu’il s’est manifesté à Vidauban, il est donc nécessaire d’observer
en premier lieu les conditions globales dans lesquelles il intervient. Ainsi,
l’examen des sources et des données physiques, démographiques et économiques
a permis de déterminer les aspects favorables non seulement à une acquisition
progressive des idées démocratiques, mais aussi à leur diffusion au sein de
la commune. C’est pourquoi nous envisagerons, dans un premier temps,
l’importance de la position géographique de Vidauban, située sur les
principaux axes de circulation du Var et, en second lieu, les caractères de la
population et de ses activités. Enfin, nous pourrons dégager les étapes de
l’adhésion de l’opinion à la République et déterminer dans quelle mesure
Vidauban constitue “ le trait d’union entre la tête et le cœur de la
démagogie du Var ” (Hippolyte Maquan)[2]. CHAPITRE 1 : Sur les principaux axes de communication varois […] CHAPITRE 2 : La population et ses activités […] 2.1.
Une croissance démographique prononcée […] 2.2.
Une population groupée à forte dominante rurale 2.2.1.
L’ensemble de la population […] 2.2.2.
Les insurgés de décembre 1851 Cette étude socioprofessionnelle de la population conquise aux idées
républicaines, et donc à la modernité politique, a été rendue délicate par
l’absence de sources précises. En effet, comment déterminer quels habitants
adhèrent à la République avant le coup d’État ? Il a fallu anticiper
un peu sur les événements et utiliser les chiffres de la répression de
janvier 1852. Deux listes sont exploitable : l’état nominatif des décisions
de la Commission mixte du Var[3]
et la liste des arrestations qui ont précédé l’instauration de cette
commission[4].
Nous avons préféré la seconde tout d’abord parce qu’elle coïncide mieux
avec l’effectif de la colonne insurrectionnelle de Vidauban[5],
mais aussi parce que les Commissions mixtes se sont surtout attachées à punir
les organisateurs et les personnalités marquantes du soulèvement. Il est donc possible de penser que les 288 personnes arrêtées à
Vidauban, après le 10 décembre 1851, appartiennent dans leur grande majorité
à la population républicaine de la commune, parce qu’elles ont été
interpellées soit pour leur participation active aux événements, soit pour
des opinions et une activité démocratiques antérieures au coup d’État. Sur
ces 288 républicains, 3 sont sans profession ; un peu plus de la moitié
(148 soit 51 %) travaillent dans l’agriculture, 45 % (130 personnes) sont
employés dans l’artisanat ou le commerce, et sept pourraient être qualifiés
de bourgeois (soit 2,4 %) grâce à leur niveau d’instruction – instituteur,
médecin, pharmacien et avocat – ou à leur fortune personnelle, comme les
trois propriétaires rentiers. D’emblée, un élément est frappant : la surreprésentation
des métiers du commerce et de l’artisanat face aux travailleurs de la terre.
La proportion de paysans, en rapport avec la population globale, tombe de 90 à
50 % ; celle de commerçants et d’artisans passe de 6 à 45 %, avec
des activités privilégiées, telle que la fabrication de bouchons, où les
ouvriers insurgés sont fortement majoritaires[6].
Ce trait rapproche Vidauban des autres communes des Maures, avec lesquelles elle
entretient des relations[7]
qui sont marquées par le républicanisme assez précoce des bouchonniers. Enfin
la représentation de la bourgeoisie augmente aussi sensiblement. Ainsi, les
principes démocratiques auraient atteint en 1851 essentiellement les classes
moyennes exerçant des activités urbaines ou artisanales, la masse
d’agriculteurs n’adhérant que minoritairement à ces idéaux. Toutefois, une telle constatation est trop catégorique pour ne pas
être nuancée. Il est maintenant connu, par exemple, que la “ statistique
officielle a […] toutes les chances d’être un peu trop riche en bourgeois
et pas assez en gens du peuple ”[8].
De plus, il faudrait déterminer la part exacte de la double activité pour
discerner les ouvriers bouchonniers des petits propriétaires agriculteurs.
Enfin, les chiffres des arrestations ne peuvent correspondre réellement à la
population républicaine dans son ensemble ; il subsiste toujours une marge
d’erreur. Dès lors, si cette source ne peut se révéler parfaitement fiable
ni exacte, elle n’en constitue pas moins une bonne esquisse de la frange républicaine
de la commune, plus urbaine, moins tournée vers l’agriculture, mais aussi
mieux placée socialement et mieux instruite, en somme prédisposée à accepter
et à favoriser la diffusion des idées républicaines. La première moitié du 19e siècle reste à Vidauban
comme une période où de nombreux aspects traditionnels de la société et de
l’économie n’évoluent pas ou très lentement. Cependant, au moment où la
population connaît une croissance prononcée, des signes de mutations
apparaissent, par exemple le développement de l’industrie du liège, et entraînent
la commune sur la voie de la modernité. Les idéaux politiques semblent également
bénéficier de cet élan qui, favorisé par une situation géographique
valorisante, permet à une partie de la population d’adhérer au mouvement républicain. Cette politisation d’un groupe plutôt urbain, surtout tourné
vers l’artisanat et le commerce, même si les ruraux n’en sont pas absents,
ne peut être le fruit d’une prise de conscience immédiate et spontanée,
mais plutôt l’aboutissement d’un processus dont il convient à présent de
dégager les étapes et de mesurer l’ampleur. CHAPITRE 3 : “ Le trait d’union entre la tête et le
cœur de la démagogie du Var ” (Hippolyte Maquan) La formule d’Hippolyte Maquan, écrivain et journaliste légitimiste,
prisonnier des insurgés de décembre 1851, selon laquelle Vidauban constitue le
lien entre la “ tête ” (Le Luc) et le “ cœur ” (La
Garde-Freinet) du mouvement républicain varois, montre à quel point la commune
est considérée au milieu du 19e siècle comme un bastion “ rouge ”.
Pourtant, la municipalité est gérée depuis 1813 par des maires conservateurs,
hormis une courte période d’alternance libérale de 1830 à 1831, et n’a
connu que de faibles remous lors des épisodes révolutionnaires de 1789 et de
1830. Il n’est pas pour autant possible de considérer l’essor du
parti républicain de Vidauban dès 1848 comme une création ex nihilo, comme un
mouvement spontané et imprévisible, accompagnant en quelque sorte le
changement de régime. En effet, des signes annoncent dès le début du siècle
les opinions nouvelles qui vont pousser une partie de la population à se
soulever, au moment du viol de la constitution de 1848. Pour mieux saisir le déroulement de ce processus de politisation,
il convient donc d’en envisager les prémisses, par l’étude préalable de
la diffusion des idées démocratiques à Vidauban ; puis, nous analyserons
le rôle des élites libérales et avancées dans l’adhésion progressive à
la République, tout en confrontant la situation de la commune aux deux autres pôles
du “ triangle républicain ”[9] :
Le Luc et La Garde-Freinet. 3.1.
La diffusion des idées démocratiques à Vidauban Comme nous l’avons précisé précédemment, le républicanisme
de la population de Vidauban n’est pas apparu au moment de la révolution de février
1848, ni de l’insurrection de décembre 1851. Le mouvement républicain touche
la commune dès 1789 ; en effet, si aucun événement particulier, hormis
la destruction du château en 1793, ne marque la période révolutionnaire, la
commune se voit placée aux mains de bourgeois ralliés aux idées démocratiques.
C’est le cas, par exemple d’Alexandre Sermet, notaire et maire de 1791 à
1792 et de 1795 à 1800, abonnée au journal babouviste Le Tribun du peuple
et membre, selon Jocelyne George, “ d’un groupe de petits bourgeois néo-jacobins ”[10].
Ainsi, de 1791 à 1804, plusieurs notables républicains se succèdent à la tête
de la commune[11]. La chute de l’Empire est suivie localement par l’arrivée de
maires blancs, comme Joseph-Fortuné Bernard, en place de 1813 à 1815 et de
1824 à 1830[12].
Pourtant, la restauration de la monarchie n’empêche pas les partisans de la République
de poursuivre leur action, devenue souterraine. Des tensions apparaissent donc
entre le pouvoir municipal et ces démocrates, à l’image de l’affaire du 10
mars 1817[13].
Ce jour là, le maire royaliste Balthazar Codde est prévenu par deux hommes que
plusieurs placards séditieux ont été affichés dans le village. Les deux
premiers sont constitués de “ trois morceaux de florence l’un
blanc, l’autre bleu et l’autre rouge [larges de 5 cm et de longueur
variable : 15, 25 et 20 cm], cousu avec du fil, attaché par une petite
ficelle contre une carte à jouer portant cette inscription : “ Tu
triomfera dans peut ainsi braves soutiens de l’empire soutenons nous toujours
et montrons nous au premier signal ” […] attaché contre un bout de
sarment. ”. Le troisième, affiché sur la mairie porte
l’inscription V. L. Rque (Vive La République). La confusion entre
l’Empire et la République est encore fréquente à cette époque où le
bonapartisme ne s’est pas encore constitué en force politique autonome, se
situant dans la continuité de la Révolution, ce qui explique les deux
inscriptions qui ne sont pas contradictoires. Suite à cet acte séditieux, l’enquête va se diriger sur Joseph
Tournel, fils du maire de 1795[14]
et ex-chirurgien d’armée, Barquier, ex-brigadier de gendarmerie et Désiré
Sermet, propriétaire. Une perquisition de la prévôté chez ce dernier va révéler
qu’il appartient à un groupe soutenant le retour de l’empereur. Trois
documents sont retrouvés chez lui : une “ Liste des ennemis de
l’empereur Napoléon le grand ” où plusieurs personnalités, dont
le procureur du roi, sont citées, une lettre de son frère du 17 juillet 1815
qui fait le récit de l’arrivée du roi à Paris et exprime le souhait d’une
résistance à cette seconde restauration, et enfin une chanson manuscrite : “ La
provençale, Chanson guerrière Armons
nous d’un noble courage, Napoléon
est le chef des français, Tremblés
partisans de Carthage, Il
vous vaincra pour vous donner la paix. Armons
nous etc. De
toutes parts se font entendre, les
cris plaintifs de nos voisins français
suivons notre Alexandre il
va frapper les sarrazins. Armons
nous etc. Marchons
au nom de la patrie, Contre
ces hordes de brigands, et
de la France qui nous crie Viens
au secours de tes enfants. Armons
nous etc. France
tu fus toujours guerrière, Commande
un généreux effort, Et
aussitôt dans la poussière sera
plongé l’hydre du nord. Armons
nous etc. Partout
l’étendard de la gloire, donne
le signal des combats Marchons
enfants de la victoire, Tous
les français sont des soldats. Ce chant, vraisemblablement écrit de la main de Désiré Sermet,
ainsi que les autres pièces retrouvées chez lui, convainquirent le procureur
du roi qu’il était membre d’une société républicaine ou pro
bonapartiste. Toutefois, les trois suspects ne furent pas reconnus coupables de
l’affichage des placards séditieux, la cour prévôtale rendant un arrêt de
non culpabilité le 24 avril 1817[15].Malgré ce non-lieu,
l’affaire est révélatrice d’un climat de tension entretenu par les démocrates
et perceptible dans la correspondance du maire, Balthazar-Alphonse Codde, avec
les autorités. Ainsi, dès la Restauration, les libéraux de Vidauban
s’opposent ouvertement au régime et permettent par leur action de faire
progresser leurs positions, même si la preuve formelle de cette conquête n’a
pu être décelée, dans les mentalités villageoises. La diffusion des idées démocratiques à Vidauban a donc été
permise, sous la monarchie, par l’action souterraine et séditieuse de démocrates
encore minoritaires et rejetés dans l’opposition, mais jouissant d’une
position sociale très favorable, à l’image de Désiré Sermet, propriétaire
et fils d’homme de loi, ou de Tournel, ancien chirurgien militaire. Ces hommes
instruits et aisés ont bénéficié, en quelque sorte, du prestige de leur
statut pour jouer un rôle actif de propagande. Il convient, dès lors, de
s’interroger sur l’existence à Vidauban d’un groupe de notables libéraux
qui ont permis, de 1789 à 1848, de maintenir et d’attiser un foyer républicain
au sein de la population de la commune. 3.2.
Le rôle des élites libérales et avancées L’adhésion progressive de Vidauban à la République a été
permise par la présence de précurseurs, de bourgeois acquis aux idées libérales.
Ces derniers (que nous avons évoqués précédemment) ont été à l’origine
de véritables lignées familiales républicaines. L’exemple le plus flagrant
de cette continuité idéologique à l’intérieur de certaines familles de
notables, est donné par les Sermet. Nous avons vu que deux d’entre eux,
Alexandre et Joseph, ont été maires sous la Révolution, et que Désiré, le
fils d’Alexandre, fut poursuivi sous la seconde Restauration pour
l’affichage des placards séditieux. Quelques années plus tard, en 1829, il
est signalé comme membre du “ petit groupe libéral formé par Jacques
Espitalier, Pierre Dominique Tunel, tous anciens juges, l’avocat Honoré
Jourdan, le médecin Audibert Caille, le tanneur Goiran[16],
signalé par le préfet de 1822 à Draguignan et dans la région. De plus, il
devient maire de Vidauban en 1831 et reste en place un an. Or, les deux fils de Désiré Sermet, Jules et Célestin[17],
respectivement étudiant en droit et médecin, furent parmi les principaux
meneurs de l’insurrection de 1851, condamnés à la déportation en Algérie
par la Commission mixte du Var. Il est d’ailleurs possible de trouver
d’autres exemples de transmission de père en fils du combat politique pour
les idées libérales chez des propriétaires aisés, comme dans la famille
Maillan. Le père fut conseiller municipal à partir de 1834 et le fils Célestin,
propriétaire et négociant en vin et tissus, fut élu à partir de 1843[18],
devenant même le chef du parti républicain de Vidauban, et le commandant de la
colonne insurrectionnelle municipale. C’est donc bel et bien cette bourgeoisie
libérale qui a donnée à la commune les principaux cadres du mouvement démocratique
en formant, en quelque sorte, l’avant-garde. Une telle situation n’est pas
unique ; elle se rencontre, par exemple, tout près de Vidauban, au Luc, où
“ le parti avancé peut remonter (également) à une tradition créée
par un groupe de bourgeois libéraux dès la Restauration ”[19]. Ainsi, ces notables qui appartiennent au pays légal, car ils sont
électeurs censitaires, deviennent les porte-parole des libéraux et accèdent
avec la révolution de Juillet au pouvoir municipal. Mais cette victoire est de
courte durée ; en effet, lors des élections municipales du 9 octobre
1831, les carlistes renversent les
conseillers favorables au gouvernement et le maire Désiré Sermet. Rejetés
dans l’opposition, les démocrates maintiennent cependant leur position au
conseil municipal. De plus, ils bénéficient sans doute de la multiplication de
chambrées – on en dénombre déjà sept en 1842 – qui offrent un réseau
associatif propice à l’éducation politique, permettant notamment
l’initiation idéologique des classes intermédiaires (commerçants et
artisans), et de la lutte contre les contributions indirectes. Celle-ci
s’organise principalement à partir de 1840 et connaît un épisode marquant
le 11 mai 1842 où plus de 150 personnes poursuivent devant la chambrée de
Saint Clair les fonctionnaires des recettes du Muy, venus récolter l’impôt
sur les boissons[20].
Le maire blanc, Alphonse Aumand, rétablit le calme parmi ses concitoyens, mais
cet événement est révélateur du climat d’hostilité qui règne à
l’encontre des autorités et du régime de Juillet, et qui va sans doute
favoriser l’adhésion à la République dès février 1848. Les élites libérales ont donc joué un rôle essentiel dans la
progression des idées avancées à Vidauban dès la Restauration. En effet, ces
bourgeois démocrates ont su, par leur prestige social et leur poids politique
considérable, instaurer une véritable tradition républicaine au village.
Celui-ci est devenu progressivement un bastion “ rouge ” ;
mais une telle mutation doit être rattachée avec celle des communes voisines,
Le Luc et La Garde‑Freinet. L’évolution politique de Vidauban au cours
de la première moitié du 19e siècle ne saurait être totalement
indépendante de ces autres localités fortement républicaines, avec lesquelles
les contacts sont fréquents, où les hommes se connaissent et se rencontrent,
ne serait-ce que grâce à l’exploitation commune des forêts du massif des
Maures. Toutefois, si les trois villages constituent incontestablement un
“ triangle républicain ”[21],
des divergences apparaissent quant aux causes profondes de leur adhésion aux idées
nouvelles. Vidauban n’offre aucun exemple de rancoeurs contre le noble et
riche propriétaire terrien (ni d’hostilité vis-à-vis d’un prêtre trop
intransigeant), à l’inverse du Luc ; mais on ne retrouve pas plus le
contexte de lutte sociale qui anime la vie politique de La Garde-Freinet à
la même époque. Pour conclure, Vidauban réalise bien la jonction entre la “ tête ”
et le “ cœur ” du mouvement républicain varois, non seulement géographiquement,
mais aussi politiquement. En effet, si la constitution de son parti avancé le
rapproche plus de la bourgeoisie libérale du Luc, certains éléments, comme
l’absence d’une noblesse terrienne pour cristalliser la lutte contre elle,
l’en éloignent. En fait, la situation de la commune est en grande partie originale,
et l’apparition du républicanisme doit autant à sa situation géographique
stratégique, qu’au dynamisme d’une “ classe moyenne ”
naissante, et tournée vers la modernité, représentée par les artisans et les
commerçants.
[1] Maurice Agulhon, La République au village, op. cit. [2] Hippolyte Maquan, L’Insurrection de décembre 1851 dans le Var. Trois jours au pouvoir des insurgés, Draguignan, 1853. [3] A.D.V., 4 M24 3, décisions de la Commission mixte du Var, arrondissement de Draguignan. [4] A.D.V., 4 M24 1, état nominatif des individus arrêtés à Vidauban. [5] A.D.V., 4 M20 6, d’après une lettre de Célestin Maillan, chef de la colonne de Vidauban au suppléant du juge de paix du Luc qui fait mention de 358 hommes composant le contingent de la commune. [6] 18 ouvriers bouchonniers ont été arrêtés, alors que la statistique industrielle de 1845 en recense 14. [7] Plusieurs ouvriers bouchonniers de Vidauban travaillent au Luc. De plus, la forêt exploitée dans la commune est limitrophe de La Garde-Freinet ; on peut aisément imaginer que des contacts existent entre les ouvriers. [8] Maurice Agulhon, La République au village, op. cit., p. 443 [9] Hippolyte Maquan, L’Insurrection de décembre 1851 dans le Var, op. cit. [10] Jocelyne George, Les Maires dans le département du Var de 1800 à 1940, vol. 1, p. 71. [11] Alexandre Sermet de 1791 à 1792 et de 1795 à 1800, Joseph Tournel en 1795, Joseph Sermet de 1800 à 1804 : tous sont des hommes de loi. L’opinion politique d’Antoine Codde, maire de 1790 à 1791 et de Pierre-Paul Baliste, maire de 1792 à 1795 et de 1804 à 1813 n’a pu être clairement définie. [12] Il s’agit du père de Victor Bernard, maire conservateur de 1850 à 1870. [13] A.D.V., 5 U2 4, affichage de placards séditieux à Vidauban. Affaire également citée par É. Constant, “ Esprit révolutionnaire et bonapartiste populaire ” in Var : Terre des Républiques, 1988, p. 108. [14] Arrêté pour avoir interprété dans la nuit du 9 mars une chanson à la gloire de Napoléon. [15] É. Poupé, La Cour prévôtale du Var, 1816-1818, Draguignan, Cauvin, extrait du Bulletin de la Société d’études scientifiques et archéologiques de Draguignan, t. 30 (1914-1915). [16] Jocelyne George, Les Maires dans le département du Var de 1800 à 1940, p. 243. [17] Cette filiation a été retrouvée grâce au recensement de 1851 (11 M2/395) où l’on apprend que Désiré Sermet, propriétaire de 74 ans, marié à Justine Liotard, est père de deux enfants : Jules, 19 ans, étudiant en droit et Célestin, 30 ans, médecin. [18] A.D.V., 2 M7-4 11, élections des conseillers municipaux de Vidauban en 1834, 1837, 1840, 1843. [19] Maurice Agulhon, La République au village, op. cit., p. 345. [20] A.D.V., 8 M16 22, rapport du commissaire des contributions indirectes du Muy. [21] Hippolyte Maquan, L’Insurrection de décembre 1851 dans le Var, op. cit., p. 16. |
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