|
Les
dévotes et les vingt-cinq francs. Couplets de chansons chantées sur la place de La Verdière le 4 août 1850
(AD Var 2 U 415, dossier Abbe, …) Les
dévotes Parlen un paou
de la Duchesso Parlons un peu
de la Duchesse Daquélo
vilaine pesso, De cette
vilaine pièce (morceau) Oou despartement d’oou Var, Au
(dans le) département du Var, Nia uno qui a
caga un bastar ; Il y en a une
qui a chié (“cagar” n’est
pas grossier comme “chier”) un bâtard Es tout dé
gens ben aïmablés C’est tout
(ce sont tous) des gens aimables Qué aïmoun
lou refrain, Qui aiment le
refrain Mangeoun lou
bouen Diou, Ils mangent le
bon Dieu Cagoun lou
diablé, Chient le
diable Aquelei tas di
carlins ! Ces tas de
carlins (les Carlins =
partisans de Carle, Charles X, légitimistes. D’où le jeu sur la
Duchesse, Duchesse de Berry et son bâtard, et duchesses, épouses des grands
aristocrates du haut-Var, cf. Aups, etc). Les vingt-cinq francs 1 Leis amatours
de la candidaturo Les amateurs de
la candidature (ceux qui se
présentent) Sount envious
d’un paou ana à Paris Sont envieux
(ont envie) d’aller un peu à Paris Vouaroun tasta un paou de la pasturo Ils
veulent tâter un peu de la pâture Si fan pourta e
mettre sur lou rang Ils se font
porter (ils sont candidats) et mettre sur le rang Per parvéni et
avé l’avantagé Pour parvenir
et avoir l’avantage D’avé 25
francs. D’avoir 25
francs. 2 Leis candidats
que soun aristocratos Les candidats
qui sont aristocrates An counspira
per avé un souverain, Ont conspiré
pour avoir un souverain Per s’attira
de vouas démocratos Pour
s’attirer des voix démocrates Van présidan,
si dien republicains. Ils vont présider,
ils se disent républicains. 3 An pas besoun
d’ana à l’américo, Ils n’ont pas
besoin d’aller en Amérique Per
s’enrichir lia pas d’aoutrei mestiés, Pour
s’enrichir il n’y a pas d’autres métiers En continuant
25 ans entiers En continuant
(pendant) 25 ans entiers. |
|
Association 1851 pour la mémoire des Résistances républicaines
|