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biographiques
Les
Montagnards artignoscais
Albert Armand
Joseph :
né vers 1833, enfant trouvé, fils nourricier de Blanc André chez qui il
habite, 15 rue des muletières, affilié et insurgé d'après le juge de paix. Autran
Charles Delphin :
né à Artignosc le 5 octobre 1823, célibataire, fils de Lazare et de Delphine
Contans. Cultivateur, il travaille avec son père, gros fermier. Beau frère
d'Antoine Rambert. Dit ne pas savoir signer. Il a quitté la commune en 1850
pour habiter une campagne qu'il a affermée, avec son père, sur le terroir de
Baudinard
, peu éloignée d'Artignosc
(bastide du Parronier) où ils sont tous les dimanches. Sous les drapeaux en
1849 au 8° léger. Radié de la liste électorale le 15 janvier 1851 car ne
payant ni contribution personnelle ni prestation. Le maire raconte :
« Il avait loué à l'été 51 des moissonneurs de Flayosc
et d'Artignosc. Il leur faisait chanter des chansons
anarchiques. Les moissonneurs eurent des propos de meurtre contre le curé,
l'instituteur communal, le maire, le garde-champêtre, le juge de paix du
canton, et dont ils se proposaient de partager les prairies et de le faire
travailler ensuite à coup de bâton. »
Recruté par Guion à la mi-septembre 1851. Il fait partie de la section de
Guion. A marché sur Aups le samedi et le lundi, où il rejoint la colonne qui
passe non loin de sa campagne. Il est soupçonné d'avoir fait feu sur la
troupe. Mais aucune preuve. Le maire dit de lui (10 février 1852) :
« Il se vantait d'avoir tué ou blessé 2 soldats à Aups. »
« Je ne pouvais pas faire feu car je n'avais pas de fusil chargé et
aucune munition de guerre. » A fuit à l'arrivée de la troupe avec la
colonne Duteil qu'il quitte à Montagnac
avec Fabre. Le juge de paix de Tavernes le signale comme très
exalté et méritant d'être arrêté alors qu'on ne l'a pas fait. Arrêté le 3
février 1852 à Artignosc et transféré à Brignoles. Il comparait le 17 février.
« Mauvais antécédents. Habitudes démagogiques. » Il est
condamné à être interné le 20 février. Le juge de paix d’Aups intervient
en sa faveur pour que son internement soit fixé dans le canton de Riez
où il a plusieurs parents.
Sa peine est commuée en surveillance. Le 10 avril, le sous-préfet de Brignoles
écrit au préfet qu'il est en prison à Brignoles et qu'il ne le voit sur
aucune liste. Qu'en faire ? Réponse : le placer sous surveillance. Il se marie
en 1854 avec la fille de Joseph Vachier. Nécessiteux lors de l'indemnisation de
1881, il est alors installé à Montfort
(Basses-Alpes). Autran
Lazare Patrice :
né à Artignosc le 30 fructidor an VI, fils de Jean Baptiste, de Barjols
, et de Claire Amiel,
frère de Jean-Paul, décédé en 1849. Il
se marie en 1820 à Delphine Constans dont il a 8 enfants dont Charles. Gros
fermier, il prend en bail la bastide du Mas de Henri Martin en 1846, bail résilié
en 1848. Il s’installe alors comme fermier du duc de Sabran-Pontevès
au
domaine du Parronier à Baudinard
où il réside à partir de 1850. Le bail est alors de 2280
francs, il atteint 6790 francs en 1863. Electeur municipal à Artignosc en 1846,
il est électeur à Baudinard en 1850, puis écarté par la loi du 31 mai. Reçu
à la société secrète de Baudinard en septembre 1851, par Guichard. Il avait
été recruté par Louis Pellegrin. Il conduit, à la mi-novembre 1851, Henri
Martin à sa réception. Il est soupçonné d'avoir dit publiquement le 7 décembre
à Artignosc : « La république rouge a été proclamée, Napoléon a
cessé d'être président, le juge de paix de Tavernes a été remplacé par un
cordonnier et mis en prison. » Il aurait crié par 2 fois « Vive
la République ! » Il nie. Il reconnaît être venu à Artignosc le 7
décembre dans la chambrée dont font partie le maire et Mr Grambois, et qui est
aussi la sienne. Dangereux pour l'ordre. Le juge de paix de Tavernes le signale
comme très exalté et très dangereux et méritant d'être arrêté alors qu'on
ne l'a pas fait. Arrêté le 3 février à Artignosc et transféré à
Brignoles. Il comparait le 17 février et est condamné à la surveillance, le
20. Le 14 septembre 1852, il aurait refusé de se présenter à la mairie le
jour fixé pour l’appel des surveillés. Il reçoit un avertissement du
sous-préfet qui le menace d'internement. Mais le 9 juillet 1853, on juge sa
conduite assez bonne. Il est gracié le 6 août 1854. En 1858, il obtient en
indivis avec son fils Joseph Placide les biens du juge de paix Jean-Baptiste
Isidore Constans, dont les deux moulins d’Artignosc. Il figure sur l'état des
anciens condamnés politiques et hommes dangereux du 13 août 1861 :
« sans opinion, sa conduite ne laisse rien à désirer. » Décédé
à Baudinard le 10 juillet 1878. Lors de l'indemnisation de 1881, « Il laisse 4 fils nécessiteux. » Bagarry
Augustin Jean Joseph Crouzat :
gros propriétaire du domaine des Estrilles, né à Aups
le 16 décembre 1815, fils de Joseph (ou Jean-Joseph), d'Artignosc
et de Delphine Thérèse Constans ; frère de Jean Baptiste Crouzat ;
beau frère de Joseph Vachier. Il épouse en 1842 la fille du meunier de
Montpezat
, Roch Reynier (ancien
fermier d’Henri Martin), dont il a au moins 4 enfants. Membre de la chambrée
la Concorde. Il est recruté par Jean Honorat. Il fait partie de la section de
Guion. Il vit à Carcès
en 1857. Bagarry
Jean Baptiste Lambert Chevalier :
cultivateur, il possède 14 ha à Aups
. Il est né le 1er
mai 1818 à Aups, fils de Jean Baptiste, d'Aups, et d'Elisabeth Roux ; marié
en 1841 à Marie Verdeirenq, père de Gustave et Joseph-Célestin. Il n’est
pas à Artignosc en 1846. En 1852, décès de son fils nourricier, Louis Baud,
fils de Charles Hyppolite, détenu au Château des Fleurs à Marseille
. Il habite 22 grand rue
où il héberge Rose Pellegrin veuve Verdeirenq. Affilié, d’après le juge de
paix. Bormes
Joseph :
cultivateur, propriétaire de 10 ha à Moissac
et également métayer des Grambois à la bastide Rangs où il
héberge son beau-père Pancrace Abeille. Il est né à Aups
le 1er mai 1804 ; fils de Balthazar et d'Angèle
Bagarry . Il se marie à Moissac en 1825 avec Anne Scholastique Pourret, sœur
de Napoléon Joseph Louis Jérome ( !) ; ne signe pas son acte de
mariage ; un second mariage le lie à Victoire Abeille (d'Aups) ; père
de Pancrace, Marie, Louise et Félix. Il est radié des listes électorales après
le 31 mai. Il a été recruté par Jean Honorat. Réside au Val
en 1856. Bourges
Jean Pierre :
petit cultivateur, propriétaire de 2 ha à Régusse
et 62 ares à Artignosc. Né le 15 octobre 1819 à Artignosc,
fils de Jean-Baptiste et de Rose Dauphin. Il épouse à Régusse en 1847 Césarine
Jean, sœur d’Esprit ; père de Miette ; beau frère de François Séraphin
Sappe. Il sait signer. Habite 6 rue du four. Ancien militaire, il est candidat
au poste de garde forestier en mai 1851. Membre de la chambrée la Concorde. Il
entre à la société secrète en octobre 1850, alors qu'elle comptait 7
membres, sur proposition de César Jean et Auguste Guion. Ce dernier le baptise
Montagnard. Chef de section de la société secrète, nommé lors de la réunion
à la ferme d’Emmanuel Sappe en même temps que Guion. « S’est livré
à la propagande », dit le juge de paix. Le 6 décembre, il est
retourné chercher des armes et a rejoint le soir Pellegrin à Régusse. Il fait
partie de ceux qui ont déposé le maire. Commandant militaire des Artignoscais
à Aups
, en tant qu'ancien
militaire. Arrêté le 23 janvier 1852 et transféré à Brignoles, il est
condamné à la transportation en Algérie pour 5 ans. Il est embarqué sur le
Labrador puis détenu dans le camp d'Aïn Benian. Bénéficie d'une remise des
mesures de sûreté générale par décret du 2 février 1853. Il est libéré
en mars. Il est battu au 1er tour des municipales de 1860, mais élu
au 2ème tour. Le 24 décembre 1881, on indique qu'il peut attendre
d'être indemnisé. Il reçoit en 1882 une rente de 800 francs, alors qu'il est
installé à Régusse (depuis au moins 1874). Briançon
Placide :
né vers 1821. On n’a pas trace de lui à Artignosc avant Décembre. Affilié
d'après le juge de paix. Dénoncé par le maire pour avoir marché sur Aups
avec un fusil. Le maire dit qu'il y serait allé par intimidation. Il est nommé
cantonnier le 20 septembre 1853. CAYOL
Etienne :
cultivateur sans propriété à Artignosc. Né le 3 août 1822 à St Maximin
, célibataire. Fils de
Jean Antoine et d'Adélaïde Catherine Bonnaud et frère de Sidoine et de
Joseph. Cultivateur à Montmeyan en 1842. Il habite en 1851 à Artignosc, 5 rue du faubourg. Il a une maison de campagne où est reçu
Sappe Lion d'Or en juin 1851. Il dit ne pas savoir signer. A été radié des
listes électorales par la loi de 1850. Il est reçu à la société secrète le
29 septembre 1851, sollicité par Honorat Jean. Il est placé dans la section de
Jean-Honoré Sappe. Il est arrêté le 23 janvier 1852 à Artignosc et transféré
à Brignoles le 26. On le libère 5 février. Il épouse le 30 juin 1852 Adélaïde
Dorothée Delphine Vachier, fille d'Hyppolite. Les témoins sont Louis Pellegrin,
Sébastien Constans, Fortuné Constans et Marius Bienvenu Constans. Etienne est
fournier en 1864. Noté comme nécessiteux lors de l'indemnisation de 1881. CAYOL
Sidoine Bernardin :
cultivateur sans propriété, né le 20 juin 1825 à St Maximin
, célibataire, fils de
Jean Antoine et d'Adélaïde Catherine Bonnaud et frère d'Etienne et de Joseph ;
beau-frère de Firmin Sappe. Il habite 5 rue du faubourg. Ne sait pas signer. A
été radié des listes électorales par la loi de 1850. Affilié avant le 16
septembre 1850. Epouse en 1855, Marie-Anne Constans, belle-sœur de Jean
Honorat. COMBES
Joseph Bienvenu :
ouvrier cordonnier
de l'atelier de Léon Jouvenel. Né le 23 novembre 1830 à Artignosc, célibataire,
fils de Joseph Honoré et de Marie Joséphine Constans. Exempté de la
conscription pour faiblesse de constitution. Il habite 22 rue des muletières
chez son père. Sait signer. Membre de la chambrée la Concorde. Fait partie de
la société secrète depuis le 16 septembre 1850, recruté par Rougier. Chef de
section provisoire lors de la marche sur Aups.
Il dit qu'on lui a retiré son grade à l'arrivée car des camarades gradés
s'y trouvaient déjà. En fuyant d'Aups, il est allé avec la colonne insurgée
vers les Basses-Alpes qu'il a quittée à Montagnac
pour rejoindre Artignosc. Arrêté le 23 janvier et transféré
à Brignoles le 26. Condamné l’internement.
Gracié le 12 avril. Bénéficie d'une remise des mesures de sûreté générale
par décret du 2 février 1853. Etabli à Rians
en 1868. CONSTANS Bienvenu Jean : maçon, propriétaire de 3,5 ha, né à Artignosc le 7 vendémiaire an XIV, marié à Magdeleine Bagarry, 2 enfants, Benoît et Casimir. Fils de Jean Pierre, maçon, et d'Anne Jean. Signe difficilement. Habite 12 rue des Muletières. Electeur municipal en 1846. Reçu à la société secrète en février 1851, recruté par Fortuné ?. Il est soupçonné d'avoir menacé en Décembre François Paulet et Bernard Sappe. Il a été arrêté le 28 janvier par les gendarmes de Barjols alors qu'il n'était pas sur la liste remise par le procureur, « car désigné par la clameur publique comme plus compromis que les autres. » Condamné à être expulsé pour 3 ans, il n'a pas choisi de destination. Le 10 avril 1852, le sous-préfet de Brignoles écrit au préfet qu'il est en prison à Brignoles et qu'il ne le voit sur aucune liste. Qu'en faire ? Réponse : le placer sous surveillance. Gracié le 16 avril et placé sous surveillance. Toujours sous surveillance au 24 mars 1858. En1860, il est noté comme se conduisant bien et sans influence. Décédé le 30 octobre 1860 à Artignosc. Sa veuve perçoit l'indemnisation de 1881. CONSTANS Denis Marc dit Marrot : petit cultivateur, propriétaire de 1,83 ha.,
né à Artignosc le 17 vendémiaire an XIII, fils de François Marot, berger, et
de Marie Constans, frère de Louis Marot et de Claire Marie, oncle de Victor et
Marius Marot. Il est marié à Françoise Honorat, de Callas, père de
Pierre-Marc-Alfred. Il est beau-frère de Jean Honorat et d’Augustin Gérard.
Il habite 6 grand rue. Ne sait pas signer. Electeur en 1831. Fait partie de la
section de Bourges Jean Pierre. Son épouse décède le 14 avril 1852. Il
augmente ses propriétés en 1852 et 1861. Il se déclare marchand de truffes en
1859, puis berger en 1874. Déjà en 1849, il avait pris les truffes communales
en sous-bail et en 1854, le bail des truffes de Layet à Régusse
et
Montmeyan
. CONSTANS
Fortuné Jean Baptiste dit Bonté :
né le 5 décembre
1829 à Artignosc, fils de Sauveur et de Marie Combe. Cultivateur sans propriété
(son père ne possède qu’un hectare. Epouse le 1er juillet 1850
Marie Thérèse Garcin, née à Gréoux
de Joseph et de Thérèse Simon. Les témoins sont
Jean-Baptiste Constans Jeansac, son parent, Jean-Baptiste Constans, son cousin
germain, Pierre Constans Blanquet, son parent et Maurice Grambois. Il est neveu
par alliance de Lazare Autran et cousin germain de Charles. Exempté de la
conscription pour défaut de taille. Il habite 2 rue Grambois. Sait signer. Il
devient électeur en 1851 comme descendant majeur vivant dans la maison
paternelle et qui par application de l’article 12 de la loi du 21/4/1832 n’a
pas été porté au rôle de la contribution personnelle. Fait
partie de la section de Jean Pierre Bourges. Le juge de paix de Tavernes le
signale comme très exalté et méritant d'être arrêté alors qu'on ne l'a pas
fait. En 1852, il prend en bail le domaine St Vincent de Villeneuve
pour
6 ans et 3818f avec Victor Constans Marot et est propriétaire de 28 ha à Régusse
en
1865. Elu conseiller municipal d’Artignosc le 7 août 1870, puis en 1871,
1874, 1878, 1881, 1883 et 1884.
CONSTANS Joseph Alexandre dit Arlenq fils : cultivateur sans propriété, né le 12
mars 1824 à Artignosc, fils d'Alexandre, soldat de l'Empire, et de Virginie
Mourgues, célibataire. Il habite le Coulet des Eymes (appelé aussi l’Arlenq).
Ne sait pas signer. Il est sous les drapeaux en 1849 au 7° léger, à
Longwy.Toujours militaire en janvier 1851. Il est recruté par Jean Honorat.
« Fils unique d'un vieux serviteur d'empire blessé », le
juge de paix semble demander clémence. CONSTANS Joseph dit Mourron : cultivateur sans propriété, né le 19
mars 1819 à Artignosc, fils de Jean Mourron et de Rose Ricard. Il épouse en
1841 Thérèse Jean, sans enfant. Habite 12 rue de la palissade. Elu conseiller
municipal en 1848 avec 69 voix (7° position) et adjoint avec 8 voix sur 10.
Fait partie de la section de Guion. Maire de l'insurrection le 8 décembre 1851.
Arrêté par la troupe dans les rues d'Aups après s'être réfugié à l'hôpital.
Comparait le 8 janvier à Draguignan. Condamné à la surveillance. A la suite
des municipales de 1852, sa surveillance est aggravée en internement à Fréjus,
mais il va finalement à Draguignan. Bénéficie d'une remise des mesures de sûreté
générale par décret du 2 février 1853. En 1863, il est le commissaire du
Cercle St Christophe qui a pour local ses appartements. Elu conseiller municipal
le 7 août 1870 avec 98 voix, il est déjà adjoint depuis 1866. Elu conseiller
municipal le 30 avril 1871 avec 35 voix, et adjoint avec 9 voix sur 10. CONSTANS Joseph dit Passeron : petit propriétaire forain à Régusse
de
2,75 ha. Né vers 1821, fils de Jacques Passeron et de Marie Elisabeth Constans
et frère de Marianne, Jean et Delphine. Il est marié à Elisabeth Jean, père
de Rosine et Olympe. Oncle germain de Firmin Sappe. Il habite 12 rue du four où
il héberge Rosalie Constans, veuve, Joseph Sappe et sa femme Magdeleine, et
Paul Mourian. Membre de la chambrée la Concorde. Affilié avant février 1851.
L'écurie qu'il loue est utilisée pour une réception. CONSTANS Joseph dit Rabassier : cultivateur, propriétaire de 3 ha, né
à Albiosc
(BA)
le 15 mars 1807, fils de Jean Baptiste, ménager d'Albiosc et de Catherine
Garcin. Il épouse Eléonore Dauphin en 1830, trois enfants : Anastasie (ou
Extasie), Joseph et Hilaire. Beau frère de Jean Jean. Il habite 3 rue des
muletières, voisin de Victor Vachier. Signe difficilement. Electeur municipal
en 1837. Recruté par Guion en avril 51, pour obtenir le défrichement des bois
communaux. Mais il refuse qu'on lui bande les yeux. il n'est finalement reçu
qu’en juin. Inculpé d'avoir poussé à l'insurrection dans un cabaret à
son retour d'Albiosc. A marché sur Aups le lundi en répandant le bruit que
dans les Basses-Alpes on marchait sur Digne ou Forcalquier et que Napoléon était
enfermé à Vincennes, propos qu'il aurait recueillis lors de son passage à
Quinson
.
Condamné à la surveillance. A été arrêté par les gendarmes de Barjols
alors qu'il n'était pas sur la liste remise par le procureur. A été désigné
par la « clameur » publique comme plus compromis que les
autres. Arrêté le 28 janvier et transféré à Brignoles. Il décède le 27
juin 1852 à Artignosc. Sa fille épouse Victor Constans Marrot le 14 juillet 1852. CONSTANS
Laurent dit Prince : petit cultivateur propriétaire
de 98 ares, né le 25 mars 1821 à Artignosc, fils d'Hyppolite Constans
Long (propriétaire de 4 ha) et de Marie Anne Dauphin. Il est marié à Delphine
Rosalie Sappe depuis 1844. Cousin d’Augustin Constans. Il habite 3 rue du
portail. Ne sait pas signer. Membre de la chambrée la Concorde. Affilié
d’après le juge de paix de Tavernes qui le signale comme très exalté et méritant
d'être arrêté alors qu'on ne l'a pas fait. Il réside à Pontevès
en
1857 CONSTANS Marius Bienvenu (ou Marius de Pierron ou Marius de
l'Auberge ou Marius Gabriel) :
cabaretier, pas de propriété à Artignosc. Né le 1er
septembre 1824 à Artignosc, fils de Jean Pierre Gabriel et de Sylvie Amiel,
beau-frère de Charles Bertrand, cabaretier de Draguignan
, et d’Antoine
Pellegrin. Cousin au 3° degré de Joseph Ravel. Il épouse le 29 avril 1851
Marie Julie Dauphin. Il habite 18 grand rue, où il héberge sa belle-mère, Mélanie
Rambert veuve Dauphin. Sait signer. Inscrit sur la liste électorale de 1851
comme descendant majeur vivant dans la maison paternelle et qui par application
de l’article 12 de la loi du 21/4/1832 n’a pas été porté au rôle de la
contribution personnelle. Affilié postérieurement à septembre 1851. Battu aux municipales de 1860. CONSTANS Marius Pierre dit Marrot : cultivateur sans propriété, né le
23/12/1826 à Villeneuve
-Coutelas,
fils de Louis Marot, cultivateur au hameau de Coucou (propriétaire de 8 ha), et
de Marie Escudier, frère de Victor Marot, neveu de Denis Marot. Il épouse le
26 septembre 1850 Marie Rose Sappe, fille de Rosalie Sappe et de père inconnu,
père d'Eugène. Il habite 3 rue du château. Inscrit sur la liste électorale
de 1851 comme descendant majeur vivant dans la maison paternelle et qui par
application de l’article 12 de la loi du 21/4/1832 n’a pas été porté au rôle
de la contribution personnelle. Affilié pas avant l’été 1851. CONSTANS Victor Louis dit Marrot : perruquier, propriétaire forain de 11
ha à Régusse
, né le
26/10/1823 à Villeneuve
-Coutelas,
fils de Louis, cultivateur au hameau de Coucou avec qui il travaille, et de
Marie Escudier, frère de Marius Marot, neveu de Denis Marot, célibataire.
Habite 3 rue du château. Ne sait pas signer. Sous les drapeaux en 1849, au 8°
léger à Médéah (Lemdiyya, Algérie). Inscrit sur la liste électorale de
1851 comme descendant majeur vivant dans la maison paternelle et qui par
application de l’article 12 de la loi du 21/4/1832 n’a pas été porté au rôle
de la contribution personnelle. Affilié d'après le juge de paix. Il épouse le
14 juillet 1852 Anastasie Marie Constans, fille de Rabassier. Un fils :
Benjamin Virgile. Il prend en bail le domaine St Vincent à Villeneuve en 1852
pour 6 ans et 3818f avec Fortuné Constans à qui il cède ses propriétés de Régusse
en 1860. Elu conseiller municipal en 1874 à une faible majorité, puis en 1878,
1881, 1883, 1884. DAUPHIN Pons :
tisserand, sans propriété, né le 26 août 1821 à Artignosc,
fils de Victor Jean-Pierre et Marie Constans, célibataire. Beau-frère de Léon
Jouvenel, époux de sa sœur Césarine. Conscrit de la classe 1841. Il habite 14 grand rue. Sait signer.
Candidat au poste de garde forestier en mai 1851. Inscrit sur la liste électorale
de 1851 comme descendant majeur vivant dans la maison paternelle et qui par
application de l’article 12 de la loi du 21/4/1832 n’a pas été porté au rôle
de la contribution personnelle. Affilié en février 1851. Chef de section le 6
ou le 8 décembre, pour la marche. Dénoncé par le Maire pour avoir marché sur
Aups armé d'un sabre nu. Condamné à la surveillance. Arrêté le 23 janvier
transféré à Brignoles le 26. Bénéficie d'une remise des mesures de sûreté
générale par décret du 2 février 1853. Se déclare marchand de truffes en
1859.Garde forestier de Montmeyan
en
1866. DAUPHIN Victor Jean Pierre : tisserand, propriétaire de 6 ha, né vers 1789 à Aups , fils de Jean François, propriétaire à Baudinard et de Marie Carbonnel, marié à Constans Marie, 3 enfants dont Pons et Césarine. Beau père de Léon Jouvenel. Il habite 14 grand rue où il héberge Anne Dauphin veuve Eyssaura. Sait signer. Electeur municipal en 1831 et 1834. Battu aux municipales du 4 juin 1843 (5 voix sur 34). Electeur municipal en 1846. Reçu durant la marche du 6 décembre. Il continue jusqu'à Aups, puis va à Montferrat , le dimanche 7, où il avait à récupérer de l'argent. Arrêté à Flayosc le lundi 8 décembre au cours de l’échauffourée qui oppose une centaine de Républicains avec la troupe conduite par le préfet qui arrive à Draguignan. Il comparait le 8 janvier à Draguignan. Il est condamné pour être allé espionner à Draguignan à l’internement. Gracié le 12 avril 1852 et placé sous surveillance. Gracié le 23 décembre 1858 alors qu'il est domestique à gages à Baudinard. Le 5 janvier 1859, le maire se plaint de cette grâce. Décédé le 1er janvier 1861 à Artignosc.Son indemnisation de 1881 va à sa fille Césarine Théotiste. FABRE Jean Antoine :
cultivateur, sans propriété, né à Montagnac
le
28 février 1829, fils de Joseph et de Marie Madeleine Escudier. Il n’habite
Artignosc que depuis son mariage en septembre 1851 avec Marie Henriette
Constans. Dit ne pas savoir signer. C'est pendant la marche du 6 décembre qu'il
est reçu à la société secrète. S'est enfui avec la colonne Duteil vers les
Basses-Alpes et l'a quitté à Montagnac. Arrêté le 23 janvier et transféré
à Brignoles le 26. N’est pas dans la nécessité et peut donc attendre
l'indemnisation en 1881. GAILLEUL
Jean Baptiste dit Maouri : cultivateur, propriétaire de
3,89 ha, né à Artignosc le 15 janvier 1818, fils de père inconnu et de Marie
Gailleur, frère de Jean Pierre, demi-frère de Sébastien et Sauveur Constans
Bridou. Il épouse en 1843 Marie Catherine Giraud qui décède en 1849. Un
enfant : Alexandre. Il habite 6 rue du portail. Ne sait pas signer. Membre de la
chambrée la Concorde.Affilié le 8 décembre 1851. Il est accusé d'avoir
insulté le curé le 10 et d'avoir menacé Constans Français. Arrêté le 23
janvier et transféré à Brignoles le 26. Il épouse en 1853 à Régusse
en
secondes noces Victoire Laurence Rigaud. Il réside à Salernes
en
1856. Nécessiteux lors de l'indemnisation de 1881. GAILLEUL Jean Pierre :
cultivateur, propriétaire de 1,90 ha, né à Artignosc le 13 mai
1820, fils de père inconnu et de Marie Gailleur, frère de Jean Baptiste Maouri,
demi-frère de Sébastien et Sauveur Constans Bridou. Il épouse en 1845 Mélanie
Girard. Il habite 10 grand rue. Membre de la chambrée la Concorde. Fait partie
de la section de Jean Pierre Bourges qui l'a recruté. GARCIN Joseph Marius :
ouvrier tisserand de Sébastien Constans, sans propriété, né le 3
octobre 1830 à Riez
ou
Aups
. Affilié
d'après le juge de paix. GERARD Augustin :
cultivateur, propriétaire de 5,44 ha, né à Artignosc le 15 vendémiaire
an XIV, fils d'Antoine dit Barras, cultivateur, et de Thérèse Constans. Marié
à Marie Honorat, père d'Emmanuel et de Sabine. Beau-frère de Jean Honorat,
Denis Constans Marot et d'Auguste Guion. Il habite 17 rue du four. Il ne sait
pas signer. Affilié d'après le juge de paix. GERARD Emmanuel Auguste :
cultivateur, sans propriété, né à Artignosc le 23 avril 1831,
fils d’Augustin et Marie Honorat. Célibataire. Il habite 17 rue du four chez
son père Augustin. Affilié d'après le juge de paix. Tiré au sort classe
1851, il est remplacé par Jean Claude Belline de Grézieux (Rhône) le 13
octobre 1852. GUION Pierre Augustin dit Auguste : cultivateur, propriétaire de 3,54 ha, né
à Artignosc le 9 mai 1811, fils de Jacques (né aux Salles
) et de
Maxime Constans. Il épouse en 1832 Rosalie Gérard. Beau-frère d’Augustin Gérard.
En secondes noces, il se marie en 1835 à Marie Moutet (de Montmeyan
), 3
enfants dont Sébastien-Désiré, Louis-Philippe-Adrien, Joseph Augustin et Léopold.
Il habite 24 grand rue. Sait signer. Membre de la chambrée la Concorde. Reçu
le 15 août 1850 à la société de Baudinard
. Il est
un des fondateurs de la société d'Artignosc, recruteur zélé de presque
tout le monde. Chef de section. Il fait des réceptions à Montmeyan et aux
Salles
. Arrêté
le 23 janvier et transféré à Brignoles le 26. Il est condamné à la
transportation en Algérie pour 5 ans. Il embarque le 2 mars 1852 sur le
Labrador. Détenu dans le camp d'Aïn Benian. Gracié le 2 octobre 1852, car père
de 3 enfants, et placé sous surveillance. Le préfet a estimé que son retour
ne posera pas de problème. Il débarque à Sète le 17 janvier 1853, avec
Saturnin Brocard de Montmeyan. Grâce provisoire (s'il reste sage) le 28 août
1857. Il se dit bûcheron en 1863. Décédé lors de l'indemnisation de 1881. HONORAT Jean Joseph :
cultivateur, propriétaire de 2,37 ha, né le 7 mars 1819 à
Montferrat
, fils
d'Honoré, ménager de Baudinard
et
d'Elisabeth Achard. Epouse le 15 novembre 1848 Elisabeth Virginie Constans, père
de Victor et Julienne. Beau-frère d'Augustin Gérard et de Denis Constans
Marot. Il réside à Artignosc depuis 1845, 23 rue des muletières. Il a habité
longtemps à Baudinard. Dit ne pas savoir signer. Recruté début 1851 à la
société secrète. A recruté plusieurs personnes. Arrêté le 23 janvier et
transféré à Brignoles le 26. Condamné à la surveillance. Décédé le 7
octobre 1854.
JEAN César :
maître-tailleur, propriétaire de 1,89 ha, né à Artignosc le 11
avril 1823, fils d'Hyppolite et d'Adélaïde Berne. Célibataire. Sait signer.
Il habite 1 grand rue où il héberge sa mère et ses apprentis Philippe Ranc et
Maurice Constans. Il est élu conseiller municipal en 1848 avec 71 voix (4°
position), mais battu à l'élection de l'adjoint avec 1 voix. Il est reçu à
la société de Baudinard
le
15 août 1850. Un des 4 fondateurs de la société d'Artignosc. Instigateur des
plus actifs de la société secrète, vice président. C'est lui qui recrute et
reçoit la plupart des affiliés. Il reçoit également à Baudinard et à Régusse
. C'est
lui le « Constans », tailleur d'Artignosc, qui est allé à Salernes
par
le char à banc d'Aups le dimanche 7 décembre après midi, qui en revient vers
23h, ayant vu Duteil, avec l'ordre de converger sur Aups et qui menace les
Aupsois
qu'il
juge trop timorés. Il revient de Salernes à Artignosc tôt le lundi matin avec
l'ordre exprès de déposer le maire et de marcher sur Aups. Il est nommé
adjoint au maire de l'insurrection. Il est resté à Artignosc le lundi 8 pour
diriger la commune en l’absence de la colonne. Il repart pour Aups le mardi 9
au matin pour y arriver à midi. A été arrêté par la troupe dans les rues
d'Aups. Il comparait le 8 janvier à Draguignan. Condamné à la transportation
en Algérie pour 5 ans. Embarqué le 2 mars sur le Labrador. Détenu dans le
camp de Bourkika. Mis sous surveillance le 8 septembre 1852. Arrivé à
Artignosc le 24 octobre. Bénéficie d'une remise des mesures de sûreté générale
par décret du 2 février 1853. Il épouse le 13 février 1860 Françoise
Antoinette Constans, sœur de Marius Bienvenu. Il est élu conseiller municipal
en 1860 avec 45 voix sur 79, mieux élu. Il est absent « pour cause de
voyage » à la prestation de serment à l'Empereur. Décédé en 1866.
Pas de pension en 1882. JEAN
Esprit Joseph :
Il est né le 18 novembre 1806 à Régusse
, de Pons et Maxime
Garoute. Il est marié à Sylvie Jean. Nous leur connaissons un enfant :
Justin. Beau-frère de Jean Pierre Bourges qui a épousé sa sœur. C'est un
assez gros propriétaire pour la commune : il possède 29 ha à Artignosc. Il
tient cette propriété (la bastide de Fulques) d'André Jean dit Bleton depuis
1845. Mais il possède également 23 ha sur la commune de Régusse, en
particulier à Pièges qu'il tient de son père depuis 1850. A Fulques, il
emploi des valets de ferme, dont Pierre Auric (en 1846) qui deviendra
Montagnard. Esprit Jean est battu par le scrutin censitaire aux élections
municipales de 1846, mais est élu au suffrage universel masculin en 1848. C'est
même lui qui obtient le plus de voix. Il était membre de la chambrée de la
Concorde. Il est recruté à la société secrète par César Jean, certainement
avant février 1851. Il fait partie de la section de Jean Pierre Bourges. Il a
assisté à la réception d'Henri Martin. Le maire dit qu’en Décembre il a
sonné du cornet à piston au moment de la débâcle pour rallier les insurgés.
Il est arrêté le 23 janvier 1852 et transféré à la prison de Brignoles le
26. Interrogé le 30, il dit alors ne pas savoir signer, et est libéré le 5 février.
Il est élu au conseil municipal en 1860. En 1881 il habite Régusse où il décède
le 31 juillet 1897. JEAN Jean Jean-Baptiste :
cultivateur, propriétaire de 1,66 ha, né le 7 novembre 1811 à
Artignosc, fils de Joseph Gondran (gros propriétaire) et de Marie Jean, frère
de Pierre-Jean. Il épouse Delphine Dauphin en 1834, sans enfant. Beau frère de
Joseph Constans Rabassier. Il habite 17 grand rue. Dit ne pas savoir signer.
Affilié durant l'été 1851. Arrêté le 23 janvier et transféré à Brignoles
le 26. JEAN Pierre-Jean dit Gondran : (à ne pas confondre avec le Jean
Pierre-Jean, fils de Laurent à Villeneuve
, ni avec
le fils de Pons, de Régusse
, ni avec
le dit Marquis, ménager à Villeneuve) maçon, propriétaire de 45,48 ha à
Artignosc et de 1,43 ha à Régusse. Né le 16 septembre 1817 à Artignosc, fils
de Joseph Gondran (propriétaire de 143 ha jusqu'en 1850) et de Marie Jean, frère
de Jean-Jean-Baptiste. Marié à Sophie Bourjac, père de Marie-Rosa. Il habite
10 rue du portail. Sait signer. C'est pendant la marche du 6 décembre qu'il est
reçu à la société secrète. Il remplace Honoré Denis Constans, démissionnaire,
dans la commission provisoire (entre le 27 mai et le 16 juillet 1852) : il est
nommé adjoint. Elu adjoint dans la municipalité rouge de 1852 avec 87 voix sur
87. Il se dit marchand de pâtes alimentaires en 1853 avec 1000f de revenus
(1500 en 1852). Le commissaire de Tavernes écrit le 14 juillet 1853 : « Propriétaire
estimé. Brave homme aimant l’ordre ». Le juge de paix dit beaucoup
de bien de lui. Il démissionne en juillet 1853 après un conflit avec le maire
mais reste conseiller municipal. Elu conseiller municipal en 1860 avec 44 voix
sur 79. Il est alors propriétaire de 123 ha. Elu conseiller municipal le 7 août
1870 avec 98 voix. Membre de la commission provisoire du 7 octobre 1870. Il est
maire de 1865 à 1884. Démissionne en octobre 1884. JOUVENEL Léon Jean :
cordonnier, sans propriété, né le 11 février 1824 à Baudinard
, fils de
Jean Baptiste, propriétaire de 1,19 ha à Baudinard (et de 3 ha à Artignosc),
et de Magdeleine Constans. Il épouse le 24 février 1846 à Baudinard Césarine
Dauphin qui est la fille de Victor Jean Pierre et la sœur de Pons, 2 enfants :
Hilaire et Edouard. Il emploie Joseph Bienvenu Combes. Sait signer. Membre de la
chambrée la Concorde. Affilié vers juin-juillet 1851. On lui proposa d'être
chef de section, ce qu'il refusa. Arrêté le 23 janvier et transféré à
Brignoles le 26. Condamné à la surveillance. Bénéficie d'une remise des
mesures de sûreté générale par décret du 2 février 1853. Battu au 1er
tour des municipales de 1860. Décédé lors de l'indemnisation de 1881. LAURENT Jules César :
cultivateur, sans propriété, né à Artignosc le 13 avril 1822,
fils de François et de Rosalie Grambois. Il épouse le 2 octobre 1849 Marie
Augustine Trieusse, 18 ans, fille de l'Hospice de Marseille
, domiciliée
à Artignosc, père de Virginie, il est alors matelot de 3° classe. Habite 1
rue de la palissade. Dit ne pas savoir signer sa déposition. Il a pourtant signé
une pétition ! Ne signe pas en 1878. Candidat au poste de garde forestier en
mai 1851. Inscrit sur la liste électorale de 1851 comme étant personnellement
au rôle de la prestation en nature pour les chemins vicinaux bien qu’ils ne
payent pas la côte personnelle depuis 3 ans. Il est reçu en décembre 1850. Il
devient chef de section mais ne le reste que 3 mois. Ses « associés »
le suspectent car il a signé une pétition pour la prorogation des pouvoirs du
président de la République, au printemps 1851. On le tenait à l'écart des
activités de la Société. Tout s'arrange le 25 juin 1851. Il réintègre les
secrets, mais n'est plus chef de section. Soupçonné de menaces de mort envers
les autorités locales (maire, instituteur), mais l'information n'a rien révélé.
A fuit avec la colonne vers les Basses-Alpes. Arrêté le 23 janvier et transféré
à Brignoles le 26. Condamné à être interné. Gracié le 12 avril et placé
sous surveillance. Candidat le 20 février 1853 au poste de cantonnier. Grâce
provisoire (s'il reste sage) le 28 août 1857. Il parait alors tout juste savoir
signer. Noté dans un état des hommes dangereux du Second Empire comme « un
rouge peu influent qui fréquente les rouges ». Garde champêtre en
1871 et 1874. Très nécessiteux lors de l'indemnisation de 1881. On prévoit
100f d'indemnité. MARTIN Fortuné Pierre :
charbonnier en 1851, ne possède que des maisons de village. Né le
23 décembre 1822 à Auriol
, fils de
Pierre, charbonnier à Baudinard
, et de
Catherine Pourchier. Il est épouse à Baudinard Henriette Monges, 3 enfants :
Camille, Xavier et Evariste. Il habite 13 rue des Muletières. Dit ne pas savoir
signer. Perd le droit de vote dans son déménagement de Baudinard à Artignosc
du fait de la loi du 31 mai 1850. Reçu le 15 août 1850 à Baudinard, où il
habitait alors. Le maire dit qu’il : « a commis dernièrement un
délit de chasse en tirant aux pigeons ». Fait des réceptions à
Montmeyan
. Arrêté
le 23 janvier et transféré à Brignoles le 26. A l'Hôpital de Brignoles du 2
au 4 mars 1852. Condamné à être surveillé. Bénéficie d'une remise des
mesures de sûreté générale par décret du 2 février 1853. Installé à
Valensole
en
1859. Décédé lors de l'indemnisation de 1881. MARTIN Henri Nicolas :
propriétaire des 54,96 ha du domaine du Mas à Artignosc et de 97,16 ha à
Montpezat
(qui viennent de
son beau-père). Il a également des propriétés à Montagnac
. Né le 21 novembre 1809 à Puimoisson
(B-A),
fils de Nicolas, tisseur à toile, et de Marie Laugier. Il épouse à Montagnac
en 1829 Rosalie Fabre qui décède en 1843. En 1846, il change de fermier au Mas
qu’il donne en bail à Lazare Autran. Il épouse en secondes noces Anne
Maubert à Montpezat le 5 juin 1849. Parmi les témoins, on note Martin Ravel,
propriétaire et futur chef de la société secrète. Il a trois enfants dont
Victor (né d'Anne) et Hortense (née de Rosalie). Il résidait déjà à la
bastide du Mas en 1846, qu’il possède depuis au moins 1837, mais on le
signale à Marseille
en
1847 et à Cotignac
en
1848. Il héberge son jeune beau-frère Lucien Maubert, 10 ans en 1851. Il ne
signe pas à la naissance de Victor, mais signe lors de son mariage avec Anne.
Le mariage à Artignosc de sa fille Hortense donne lieu à plusieurs
affiliations dont les premières de Bauduen
. Reçu à
la société secrète à la mi-novembre 1851. Le 6 décembre, il ne marche que
jusqu'à Moissac et rentre à Artignosc pour monter la garde à la chambrée. Le
10, il est de garde sur la route d'Aups avec Maouri. Ils attendent les dépêches
pour les faire parvenir aux insurgés si besoin. Il est accusé d'avoir insulté
à cette occasion le curé. Arrêté le 23 janvier et transféré à Brignoles
le 26. Son beau-père Jacques Maubert, condamné à la surveillance, vient vivre
chez lui en 1852. Henri Martin perd une fille de 2 mois le 15 juillet 1852,
Louis Pellegrin était son parrain. Entre 1854 et 1859, il se déclare rabassier.
En 1853, il prend en bail les truffes communales pour 4 ans. Le domaine du Mas
est allé à son gendre en 1855. On note qu’ il « exerce une forte
influence » en 1858. En 1881, il se dit cuisinier. Il vit alors à
Entrecasteaux
. « Il
n'a aucune ressource : il a du vendre sa maison de campagne et il ne lui reste
que ses bras pour le nourrir. Il est atteint de la goutte au bras droit ». MARTIN
Hyacinthe Barthélémy : cultivateur, propriétaire de
2,63 ha. Né le 24 août 1806 à Baudinard
, fils de
Jean François, charretier, et de Françoise Constans. Il épouse en 1835
Catherine Constans qui décède en 1847. Père de Hyacinthe et Philomène. Il
est à Artignosc depuis son mariage. Il vient de Baudinard où tous ses parents
se trouvent. Il habite 1 rue du four. Sait signer. En juillet 1849, après un
ordre du maire pendant le choléra, qui avait pour objet de faire laver l'intérieur
des maisons, il se plaint au maire que la fontaine ne donne plus une goutte
d'eau. Reçu en juillet 1851. Placé en sentinelle devant la mairie le 6 décembre.
Accusé d'avoir insulté le maire et le curé au sortir de la messe. « Un
vrai chenapan », dit le maire. A été arrêté le 28 janvier par les
gendarmes de Barjols alors qu'il n'était pas sur la liste remise par le
procureur. A été désigné par la « clameur » publique
comme plus compromis que les autres et transféré à Brignoles le 31. Condamné
à l'internement. Le 20 mars, Jean Joseph Gondran, membre de la commission
municipale écrit au préfet pour lui demander de le relâcher (il est à
Brignoles). Ses parents sont tous à Baudinard et ne peuvent secourir ses
enfants. Gracié le 12 avril et placé sous surveillance. Il a fait de la
propagande et a distribué plusieurs billets aux électeurs durant la
campagne des municipales de 1852. Sa surveillance est aggravée en internement
à Fréjus par arrêté du 30 août 1852. Il a 8 jours pour s'y rendre. Il est
finalement interné à St Tropez. Il fait
une demande grâce le 25 novembre 1852. Il est
mis sous surveillance le 22 octobre 1853. N'est pas proposé à la grâce le 8
juillet 1854. En 1857, il est berger à Baudinard. Elu conseiller municipal d’Artignosc
en 1874 avec 36 voix au second tour (visiblement à une faible majorité), il démissionne
en 1877. PELLEGRIN Antoine :
maréchal-ferrant, propriétaire de 1,12 ha à Baudinard
et
de 25 ares à Artignosc. Né à Baudinard le 12 octobre 1817, fils de Jean
Baptiste, de Baudinard et de Marguerite Simon (Jean-Baptiste, soldat d’empire,
sera médaillé de Ste Hélène en 1857). Il épouse en 1841 Miette Constans, sœur
de Marius Bienvenu. Beau-frère de Charles Bertrand, cabaretier à Draguignan
. Il perd
4 de ses enfants en bas âge ainsi qu’un fils nourricier originaire de
Marseille
. Deux
enfants survivants : Albin et Gusatve. Il habite 2 rue du portail. Sait
signer. Reçu en avril 1849 à Baudinard. C'est le premier Artignoscais. Président
de la société secrète, car le plus ancien des membres par l’adhésion.C'est
lui qui recrute et reçoit la plupart des affiliés. Il reçoit également à
Baudinard et à Régusse
. En avril
1851, il reçoit à Artignosc les 3 premiers affiliés de Bauduen
. Etait à
la tête de l'insurrection marchant sur Aups. Il ajoute à sa déposition que le
matin du mercredi, on réunit à Aups les chefs de village pour proposer une levée
d'impôts forcée dans les communes voisines. Ce qu'il est le seul à refuser.
Arrêté le 23 janvier et transféré à Brignoles le 26. Condamné à la
transportation en Algérie pour 10 ans. Transféré le 29 février de Brignoles
à Toulon et embarqué sur le Labrador le 2 mars. Détenu dans le camp d'Aït
Benian. Le 19 août 1852, décès de son fils Césaire Robert, 1 an. Placé sous
surveillance à Baudinard le 2 décembre 1852. Gracié le 4 février 1853. Il réside
à Oraison
en
1856. Membre de la commission provisoire d’Artignosc du 7 octobre 1870. Décédé
lors de l'indemnisation de 1881. En 1882, ses enfants, installés à Oraison, reçoivent
une rente annuelle de 700 francs. Ils déclarent alors qu'il a passé 2 ans en
Algérie. PELLEGRIN Jean-Pierre :
maçon, propriétaire de 2,26 ha. Né le 3 octobre 1812 à
Artignosc, fils de Jean Joseph, cultivateur, et de Magdeleine Bœuf. Il épouse
en 1838 Thérèse Gérard, père d'Eugène. Beau-frère de Jean-Baptiste Bagarry
Crouzat, époux de la sœur de sa femme. Il habite 2 grand rue. Porté sur liste
électorale de 1851 comme étant inscrit personnellement au rôle de la
prestation en nature pour les chemins vicinaux bien qu’ils ne payent pas la côte
personnelle depuis 3 ans. Membre de la chambrée la Concorde. Affilié d'après
le juge de paix qui le dit « un homme faible, père de famille ». PELLEGRIN Louis :
maréchal ferrant, propriétaire de 3,30 ha. Né le 2 décembre 1814
à Régusse
, fils de
Charles, maréchal et propriétaire de 12 ha à Régusse, et de Thérèse Jean.
Marié à Madeleine Giraud (de St Maximin
), sans
enfant. Il réside encore à Régusse en 1841. Il habite à Artignosc 21 grand
rue. Sait signer. Elu conseiller municipal en 1848 avec 74 voix/102 (2°
position). Désigné le 17 août 1851 à la commission cantonale d'établissement
de la liste des jurés. Membre de la chambrée la Concorde. Reçu
à la société de Régusse, où il allait quelques fois pour ses affaires. A
recruté pour la société de Baudinard
. « Aurait
introduit dans sa chambrée, à l'occasion des dernières élections à la
Chambre des représentants, un émissaire du club Pastoret de Draguignan
qui
distribua des imprimés révolutionnaires». « Tous les soirs des
citoyens se réunissaient dans sa forge. Il les excitait à l'aversion de la
religion (on ne l'a jamais vu à la messe), à la haine de l'autorité locale et
des honnêtes gens ». Au départ vers Aups, il dit à l'épouse du
Maire qu'il fallait qu'ils eussent le dessus ou qu'ils périssent tous. Soupçonné
par le juge de paix d'avoir commis divers petits vols d'argent. Arrêté le 23
janvier et transféré à Brignoles le 26. Le 10 février, le maire proteste
contre sa libération. Le 13, le maire se plaint qu'il ait été mis en liberté
car il pourrait troubler la commune. « Louis Pellegrin est le plus coupable
des insurgés d’Artignosc. » écrit-il de nouveau le 18. Le 5 mars le
sous lieutenant de gendarmerie au capitaine : « Louis Pellegrin est le
socialiste le plus ardent et le plus dangereux du pays. » Le 11 mars,
le procureur de Brignoles écrit au préfet qui lui a réclamé
son interrogatoire : on ne le retrouve pas. Il suggère de l'arrêter
de nouveau pour l'interroger. Parrain de la fille d'Henri Martin, décédée le
15 juillet 1852. Elu conseiller municipal sur la liste rouge en 1852. Il démissionne
le 27 novembre 1852. Dénoncé en 1853 comme étant un des trois meneurs contre
le maire : « Le plus mauvais sujet que nous ayons eu dans le canton en
1851 », d’après le juge de paix. « Exerce une forte
influence » en 1858 d’après l’état des condamnés de 1851. Elu
conseiller municipal en 1860. Elu conseiller municipal le 7 août 1870 avec 92
voix et en 1871. Peut attendre l'indemnisation de 1881. Il est alors à la fois
sur Artignosc et Régusse. Décédé à Régusse le 11 décembre 1898. PISTON Joseph Pierre :
journalier, sans propriété. Né le 5 mars 1826 à Artignosc, fils
de Jean Pierre (propriétaire de 60 ares) et de Delphine Dauphin. Célibataire.
Il habite 7 rue du faubourg. Dit ne pas savoir signer. Inscrit sur la liste électorale
de 1851 comme descendant majeur vivant dans la maison paternelle et qui par
application de l’article 12 de la loi du 21/4/1832 n’a pas été porté au rôle
de la contribution personnelle. Reçu en octobre 1851. Arrêté le 23 janvier et
transféré à Brignoles le 26. Condamné à la surveillance. Bénéficie d'une
remise des mesures de sûreté générale par décret du 2 février 1853. Très
nécessiteux lors de l'indemnisation de 1881. On prévoit 80f d'indemnité. QUINSON Jean Paul :
cultivateur, propriétaire de 4 ha, né à Artignosc le 4 prairial
an V, fils d'Antoine et de Chrétienne Sappe. Antoine a été maire entre 1808
et 1811 et co-propriétaire des moulins. Sa sœur Marie Alexandrine épouse
Antoine Grambois en 1825. Jean Paul se marie en 1829 avec Mélanie Grambois.
Devenu veuf, il épouse en 1834, Eléonore Cotta. Il est père d’Antoine, Joséphine,
Alexandrine et Romain. Il habite 5 grand rue. Sait signer. Conseiller municipal
en 1831, dernier élu. Il est ensuite réélu jusqu’en 1848. Candidat en 1844
au poste de garde forestier. Recruté pendant l'été 1851 à la société secrète.
A participé à la déposition du Maire. Il est nommé secrétaire du Maire de
l'insurrection le 8 décembre. Arrêté le 23 janvier et transféré à
Brignoles le 26. Décédé en 1854 RAMBERT
Antoine : cultivateur, propriétaire de 1,70 ha, né le 19
janvier 1820 à Artignosc, fils de Joseph dit la Danisse et de Madeleine
Verdeirenq. Filleul d'Antoine Sappe, le père d'Emmanuel. Beau-frère de Pierre
Constans, cafetier à Toulon
décédé
en juin 1851. Il épouse le 24 avril 1849 Virginie Autran, fille de Lazare
et sœur de Charles. Père de Mélanie-Virginie. Il habite 23 grand rue. Ne sait
pas signer. Membre de la chambrée la Concorde. Affilié avant juin 1851. Le
juge de paix de Tavernes le signale comme très exalté et méritant d'être arrêté
alors qu'on ne l'a pas fait. Réside à Salernes
en
1854. RAYNAUD Louis Antoine :
cultivateur, propriétaire de 1,10 ha, né le 12 octobre 1809 à Montagnac
, fils de
Joseph, ménager, et d'Anne Rose Michel. Beau-frère de Pierre Auric et de
Sauveur Constans Bridou (et donc allié de Sébastien, de Maouri et Jean Pierre
Gailleur). Marié à Marie Roux, père de Léonce. Il habite 8 grand rue. Ne
sait pas signer. Affilié d'après le juge de paix. Ne marche pas. SAPPE Emmanuel Joseph :
cultivateur, sans propriété, fermier de Constant Pierre dit Blanquet.
Né le 12 juillet 1830 à Artignosc, fils d'Antoine et de Thérèse Verdeirenq.
Célibataire. Il habite 3 rue Grambois. Beau frère de Louis Escolle. Tiré au
sort de la classe 1850, devait partir au 9° bataillon de chasseurs à pied. Dit
ne pas savoir signer. A été reçu « dans le
carnaval » de 1851. Arrêté le 23 janvier et transféré à Brignoles
le 26. Condamné à la surveillance. Son beau-frère, Louis Escolle, intervient
auprès du préfet pour le faire libérer, jouant sur la confusion avec ses
homonymes : on le prenait pour le chef de section Jean Honoré Sappe. Bénéficie
d'une remise des mesures de sûreté générale par décret du 2 février 1853.
Peut attendre l'indemnisation de 1881. Elu conseiller municipal en 1888 et 1892. SAPPE Firmin :
cultivateur, propriétaire de 22 ares de vignes. Né le 18 octobre
1821 à Artignosc, fils d'Honoré Lion d'Or, cabaretier et propriétaire de 3
ha, et de Marie-Elisabeth Constans, frère de Jean Baptiste Lion d'Or, neveu de
Joseph Constans Passeron. Exempté du service militaire pour chevauchement
d'orteil et bégaiement. Il mesure alors 1m72. Il épouse le 30 octobre 1848, Victorine
Perrimond. Il habite chez Joseph Constans Mourron, 12 rue palissade. Ne sait pas
signer. Inscrit sur la liste électorale de 1851 comme étant personnellement au
rôle de la prestation en nature pour les chemins vicinaux bien qu’il ne paye
pas la côte personnelle depuis 3 ans. Fait partie de la section de Guion. Il
prend en bail des terres de Clair-Maurice Grambois en 1853 pour 10 ans. Veuf le
22 septembre 1853. Il épouse en secondes noces en 1859 Elisabeth Constans,
veuve de Jean Honorat et sœur de l’épouse de Sidoine Cayol. Il est alors
marchand de truffes. Nécessiteux en 1881. Il est alors installé à St Maximin
. SAPPE
François Séraphin :
né à Tavernes
, le 8 octobre 1810. Ce
petit cultivateur épouse le 21 juillet 1831 Thérèse Madeleine BOURGES, sœur
de Jean Pierre. François Séraphin habite en 1851 à la maison 3 de la Grand
rue. Il est alors propriétaire de 4 ha à Artignosc (dont 2ha 26 de bois au
Deffends). Il agrandira cette propriété en 1852 d'un hectare lui revenant de
son père. En 1846, il avait pris en bail pour 5 ans tous les immeubles de ses
frère et sœur Jean Honoré et Marie Thérèse. En 1853, il prend en bail un
lot des terres nouvelles défrichées sur les communaux. En 1848, il est élu
(dernier, mais élu !) conseiller municipal. Il est désigné le 17 août 1851
à la commission cantonale d'établissement de la liste des jurés. Il a rejoint
la société secrète montagnarde avant le mois d'octobre 1850, parmi les
premiers Artignoscais. C'est lui qui recrute, vers juin-juillet 1851, Léon
Jouvenel. Mais durant ce même été 1851, il semble qu'il ait voulu quitter la
société secrète. Son épouse s'en ouvre à celle d'Auguste Guion. Celui-ci
l'aurait alors menacé, tout comme le fera, d'après lui, Louis Pellegrin lors
des journées de Décembre en lui reprochant d'avoir trop fréquenté les
« blancs ». Nous ne lui connaissons qu'un enfant : Séraphin
Lucien, né à Artignosc le 6 janvier 1841, et qui sera berger. SAPPE Jean Baptiste dit Lion d'Or : cultivateur, fermier de Jean-Baptiste
Isidore Constans, juge de paix et propriétaire de 1,16 ha qui lui viennent de
Jean-Baptiste Constans Surian. Né le 24 juin 1810 à Artignosc, fils d'Honoré
Lion d’Or et de Marie Constans, frère de Firmin. Marié à Louise Dauphin, 2
enfants : Henri-Adrien et Firmin. Il habite 16 grand rue, où il héberge Marie
Audibert, 70 ans, célibataire. Dit ne pas savoir signer. Soldat en 1836. Recruté
en juin 1851. Accusé par le maire d'avoir proféré des menaces de mort contre
le maire, l'instituteur et le juge de paix. Dénoncé par le maire pour avoir
marché sur Aups avec un fusil et un couteau de boucher caché sous sa veste.
Arrêté le 23 janvier et transféré à Brignoles le 26. Le 13 février, le
maire adresse une note où il demande de ne pas le gracier car « c'est
un mauvais garnement qui demandait trois têtes ». Condamné à la
surveillance. Suite à la campagne des municipales de 1852, sa surveillance est
aggravée en internement à Fréjus par arrêté du 30 août. Mis sous
surveillance le 13 août 1853. En 1857, il part pour Baudinard
afin
de devenir fermier d'une propriété de Charles Chateauneuf, de Tavernes
.
Cantonnier d’Artignosc en 1869 et 1874. Décédé lors de l'indemnisation de
1881. SAPPE
Jean Honoré, dit Babolle :
né le 24 décembre 1829 à Artignosc. Il est cordonnier. Lorqu'il tire un bon
numéro pour la conscription de la classe 1849, il mesure 1 m 60 et se plaint
d'une douleur au bras gauche. Il doit travailler chez un patron (peut-être Léon
Jouvenel), car il est inscrit sur les listes électorales de 1851 comme « majeur
travaillant habituellement chez le même patron depuis 3 ans dans la même
maison ou dans les bâtiments d'exploitation », une des conditions
permettant l'inscription sur ces listes après la loi du 31 mai. En 1846,
lorsque qu'il donne ses propriétés en bail à son frère François Séraphin,
il semble résider à Aups
. En 1851, il est
domicilié à Artignosc au 9 de la rue de la palissade. Il se dit incapable de
signer sa déposition lors des interrogatoires de la répression de Décembre.
En 1851, il possède 2 ha à Artignosc. Il épouse le 28 avril 1851 à Artignosc
Clothilde Julienne, la fille du maire Joseph Victor Armelin et de Thérèse
Magdeleine Bourges. Il est recruté à la société secrète par Antoine
Pellegrin qui invoque la nécessité d'obtenir le défrichement des bois
communaux. Il est reçu à Baudinard
avant l'été 1849. Il est un des 4 fondateurs de la société
d'Artignosc. En septembre 1850, Rougier, un ménétrier (musicien) de passage
pour le romérage, lui demande les mots d'ordre. Comme il ne s'en souvient plus,
il doit faire une deuxième réception qui a lieu cette fois à Artignosc, chez
César Jean. Il recrute Emmanuel Sappe. En mai 1851, il est nommé chef de
section de la société secrète en remplacement de Jules César Laurent. Il
aurait perdu ce titre lors de la marche sur Aups car il ne serait parti qu'après
avoir reçu des menaces de Joseph Combe et de Pons Dauphin. Mais ces éléments
nous sont rapportés par le maire Victor Armelin, qui doit tout essayer pour préserver
son gendre ! Il est arrêté le 23 janvier 1852 à Artignosc et transféré à
la prison de Brignoles le 26. On le libère le 7 février. Il a certainement bénéficié
de confusions avec ses homonymes, notamment Emmanuel Sappe qui est condamné à
la surveillance. Le 22 mai 1871, il prénomme son fils Rollin Mazzini Hilaire
(qui devient instituteur à Artignosc en 1889). Les deux témoins ayant signé
le registre de l'etat-civil sont deux fils de résistants de 1851 : Hilaire
Jouvenel, fils de Léon, et Romain Quinson, fils de Jean-Paul. En 1881, il dépose
une demande d'indemnisation, qu'il ne perçoit pas puisqu'il n'a pas été
condamné. Le maire d'alors estime que ses revenus ne le mettent pas dans
l'indigence. Depuis 1871 (au moins), il est cafetier. Jean Honoré est élu au
conseil municipal en 1878, 1888, 1892 et 1900. VACHIER Hyppolite Théophile : agriculteur, propriétaire de 4,07 ha, né
le 22 fructidor an VI à Artignosc, fils de Gabriel et de Rose Jean, frère de
Victor. Il épouse à Baudinard
en
1824 Delphine Pons, père de Marie Césarine, César, Joseph, Adélaïde et Adèle.
Beau-frère de Joseph Ravel. Il habite 6 rue des Muletières. Electeur municipal
en 1834. Affilié d'après le juge de paix. Beau-père le 30 juin 1852 d'Etienne
Cayol. VACHIER Joseph Christophe :
cultivateur, propriétaire de 3,88 ha, Né le 18 avril 1809 à
Artignosc, fils de Pierre Denis et de Marie Autran. Il épouse en 1839 Marie
Rosalie Bagarry, sœur d'Augustin et de Jean-Baptiste Crouzat. Père d'Hermance.
Il habite 6 rue Grambois. Dit ne pas savoir signer. Soldat en 1836. Recruté en
avril 1851. Soupçonné d'avoir cherché à recruter pour la colonne dans les
campagnes. Il nie. Arrêté le 3 février à Artignosc et transféré à
Brignoles. Condamné à la surveillance. Bénéficie d'une remise des mesures de
sûreté générale par décret du 2 février 1853. Décédé lors de
l'indemnisation de 1881. VACHIER Victor :
cultivateur, propriétaire de 3,53 ha, né le 4 ventôse an XIII à
Artignosc, fils de Gabriel et de Rose Jean, frère d'Hyppolite, beau-frère de
Joseph Ravel. Marié à Virginie Jean. Il habite 4 rue des muletières. Voisin
de Joseph Constans Rabassier. Ne sait pas signer. Affilié d'après le juge de
paix Dénoncé pour avoir marché sur Aups, le maire dit qu'il serait allé par
intimidation.
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Association 1851 pour la mémoire des résistances républicaines |