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COLLOQUE ADIAMOS - 89 Le coup d'Etat du 2 décembre 1851 dans l'Yonne Résistance et répression
Dans la nuit du 2 décembre 1851, le président
de la République élu au suffrage universel, Louis-Napoléon Bonaparte, lançait
un coup d’État pour se maintenir au pouvoir en privant les partisans d’une
République démocratique et sociale de la victoire qu’ils tenaient pour
acquise aux élections de 1852. Très vite, il se heurta à de sérieuses résistances
locales, notamment dans le centre et dans le sud de la France. Dans l’Yonne, la Puisaye républicaine
s’insurgea. Cette tentative de résistance armée fut rapidement écrasée,
mais avec ses 1859 personnes arrêtées et fichées, et ses 443 condamnés à la
déportation en Algérie, l’Yonne fut pourtant un des départements les plus
touchés par la répression féroce qui sévit dans l’ensemble de la France. Quels facteurs poussèrent certains républicains
de l’Yonne (mais pas tous) à prendre les armes pour défendre la Constitution ?
Pourquoi furent-ils vaincus si facilement, et pourquoi la répression fut-elle
aussi dure ? Que peut nous apprendre une comparaison avec les départements
voisins du Cher et de la Nièvre, qui connurent eux aussi un soulèvement armé ?
Pourquoi la mémoire de cette résistance armée s’est-elle diluée ? Ce
sont là quelques-unes des questions qui furent abordées par les différents
intervenants lors du colloque organisé à Auxerre le 17 novembre 2001 par
l’association ADIAMOS-89 à
l’occasion du cent cinquantième anniversaire de l’événement. Avec
les contributions de Mmes et MM Maurice Agulhon, Annie Bleton-Ruget, Thomas
Bouchet, Michel Cordillot, Mireille Hannon, Raymond Huard, Guy Lavrat, Pierre Lévêque,
Denis Martin, René Merle, Jean-Pierre Rocher, Claude Pennetier, Bernard
Stainmesse.
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Association 1851 pour la mémoire des Résistances républicaines |