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LA RÉSISTANCE AU COUP D’ÉTAT DU 2 DÉCEMBRE
1851 À VIDAUBAN par Jean-Bastien Urfels Mémoire pour l’obtention de la maîtrise, sous la direction de Jean-Marie Guillon Année 2000-2001 TROISIÈME PARTIE LE COMBAT POUR LA RÉPUBLIQUE
CHAPITRE 8 : Les tensions entre républicains modérés et
exaltés. Dès l’élection de la première Commission municipale, des désaccords
apparaissent chez les insurgés vidaubannais, dépassant le clivage entre affiliés
et non-affiliés à la société secrète. Rapidement, avec la montée de
l’agitation populaire hostile à leur modération, les nouvelles autorités
municipales cessent leurs fonctions et une deuxième Commission est désignée.
Malgré ce renouvellement, les tensions resurgissent et une lutte intestine
commence à se développer par la contestation et la dénonciation des décisions
prudentes de la municipalité. Seul l’engagement des républicains dans la
colonne insurrectionnelle pourra atténuer cette opposition, sans la faire
totalement disparaître. Toutefois, elle va prendre une autre dimension, sous la
plume des thuriféraires de l’ordre, devenant un instrument de propagande
antirépublicaine. En effet, pour de nombreux auteurs blancs, tels qu’Hippolyte
Maquan, le mouvement insurrectionnel varois et ses hésitations sont à
l’image de l’ “ éternelle comédie de sang entre les Jacobins
et les Girondins ”[1]. Le rappel de la Révolution,
l’évocation de ses épisodes sanglants les plus marquants, sont employés
pour dénoncer et mettre à l’index le soulèvement légaliste de décembre
1851. Au-delà de l’orientation évidente de ce parallèle historique, on peut
s’interroger sur sa validité : la division des démocrates de Vidauban
est-elle issue de l’héritage révolutionnaire, une résurgence de
l’antagonisme entre Jacobins et Girondins ? Seule l’analyse des manifestations et des étapes de cette
division peut nous permettre de répondre, en envisageant, tout d’abord, la
chute et le remplacement de la Commission municipale, puis la contestation
croissante des nouvelles autorités insurrectionnelles. Enfin, l’étude de
l’attaque du gendarme Neveu, emblématique pour les conservateurs du déchaînement
des passions révolutionnaires, illustrera l’utilisation détournée et
abusive de certains épisodes de l’insurrection. 8.1 La chute et le remplacement de la Commission municipale. Le cinq décembre, la Commission municipale élue la veille doit démissionner
devant la pression populaire : la foule, entraînée et galvanisée par
Baptistin Jouannet et François Sivade, réclame son remplacement par une
nouvelle assemblée. Cette crise est provoquée par une série de décisions qui
ont entraîné le mécontentement des plus exaltés : le matin, la
Commission a en effet délibéré pour interdire à tout individu de porter les
armes dans la rue[2]. La décision est sûrement
motivée par la forte agitation qui règne au village, traversé sans cesse par
des groupes d’hommes armés que les autorités insurrectionnelles veulent
contrôler. En effet, cette première Commission peine à mener son action indépendamment,
sans influence de la rue : à l’intérieur même de la mairie, dans la
salle du conseil municipal, quelques individus restent et semblent exercer un
pouvoir sur les insurgés. C’est le cas, notamment, de Jules et Célestin
Sermet, Baptistin Jouannet, Laurent Nolet ou François Sivade, membres – sauf
les Sermet – de la société secrète. Un événement est révélateur de l’autorité informelle mais néanmoins
réelle de ce petit cercle de montagnards convaincus. Le 5 au matin, un groupe
d’insurgés arrête une estafette, conformément aux ordres de la Commission,
à l’entrée de Vidauban[3].
Timothée Clérian, le postillon, remet le carnier à un individu qu’il pense
être Laurent Nollet. Selon d’autres témoins, dont Pierre Marin et Maurice
David, tous deux membres de la Commission, la dépêche est décachetée et lue
par Jules et Célestin Sermet avant que les représentants n’en prennent
connaissance[4].
Le message qui annonçait que “ Louis-Napoléon avait
passé les troupes en revue et [que] la tranquillité régnait à Paris ”[5]
fut rendu au postillon après une demi-heure. On peut donc constater que
l’autorité de la Commission n’est pas vraiment installée et quelquefois
bafouée par des militants déterminés qui craignent sans doute que des
informations cruciales soient cachées par l’assemblée. En outre, elle est
vivement critiquée par Jouannet et Sivade ; depuis le 4, ceux-ci étaient
partisans d’un désarmement de la population pour équiper les insurgés et réclamaient
sur la place de la mairie que cette mesure soit prise[6]. La question du désarmement de la population va provoquer la chute
de la première Commission. Le soir du 5 décembre, après 24 heures de soulèvement,
un rassemblement se forme pour contraindre Joseph Bergier et ses conseillers à
prendre cette décision. Ils refusent, et devant l’hostilité populaire, démissionnent
de leur poste. L’ordre de se rendre à la mairie pour choisir les nouveaux
membres n’est publié que le 6 au matin, l’ancienne assemblée restant en
place pour assurer l’intérim. Trop modérée, elle n’a pas satisfait les
montagnards les plus intransigeants qui attendent des mesures pour réellement
organiser et préparer l’engagement de Vidauban dans l’insurrection départementale. Le samedi 6 décembre, vers 10 heures, est nommée une nouvelle
Commission de septs membres : -
Célestin Maillan, marchand, 36 ans : maire ; -
Frédéric Cavalier, menuisier, 48 ans ; -
Martin Gros ; -
Ferdinand Reinier, bourrelier ; -
François Truc, maréchal-ferrant, 52 ans ; -
Célestin Sermet, médecin, 30 ans ; -
Léon Manon, ménager. Composée de trois affiliés à la société secrète[7]
et de cinq membres de La Peyrière, on pourrait penser que le deuxième
Commission allait plutôt satisfaire les exigences des plus modérés. Ainsi,
“ la majorité des nouveaux élus s’oppose encore aux mesures violentes ”[8], et le pouvoir
insurrectionnel va subir une contestation croissante de la minorité d’exaltés
jusqu’à l’arrivée des colonnes des communes voisines. 8.2 Un pouvoir contesté par l’avant-garde montagnarde. La modération de la Commission présidée par Célestin Maillan
est perceptible dès son installation. Son premier acte est de renvoyer tous les
hommes de garde, geste symbolique selon Maillan de sa volonté de “ rétablir
l’ordre ”[9]. Désormais, les tensions
avec les montagnards les plus déterminés ne vont cesser de croître. Le
premier élément de discorde intervient vers 11 heures, à l’arrivée de
Fouque du Luc avec des ordres pour la Commission[10] ;
il s’agit sûrement d’une consigne émanant des insurgés lucois demandant
à ceux de Vidauban de se tenir prêts à accueillir leur colonne. Jugeant la
situation trop périlleuse, Maillan décide de taire la dépêche. Il est alors
menacé et insulté par le petit groupe d’exaltés, toujours présent dans la
salle du conseil ; c’est le cas, notamment, de Jules Sermet qui reproche
à Maillan, selon le buraliste Hippolyte Baliste, “ de ne pas avoir
donné communication des dépêches reçues ” ou de Joseph Raymond,
bouchonnier de 21 ans, qui l’accuse de “ comprimer le mouvement ”[11]. Cette dernière accusation est au centre de la division des insurgés.
En effet, tout acte de modération ou de prudence excessive est immédiatement
suspect, aux yeux des partisans favorables à une réaction active et combative
au coup d’État. À ce titre, il est vrai que Maillan et ses conseillers
accumulent les décisions impopulaires dans le mouvement. Tout d’abord, vers
14 heures, il refuse à Jules Sermet l’ouverture du local de La Peyrière pour
former un comité de salut public, sans doute effrayé par la tournure révolutionnaire
que prennent les événements. Une heure après, un groupe vient lui demander
d’ordonner le désarmement de certains propriétaires et essuie un nouveau
refus, provoquant un regain de colère. La situation est donc extrêmement
tendue et elle s’aggrave même à 16 heures ; un porteur du Luc annonce
l’arrivée imminente de 800 à 900 hommes de la commune, avec 40 prisonniers,
qui veulent faire étape à Vidauban avant de marcher sur Draguignan. À la diffusion de cette nouvelle, l’agitation reprend et les
insurgés veulent se saisir des gendarmes qu’ils vont chercher à la caserne où
Maillan avait obtenu qu’ils soient consignés. Mais le brigadier et ses hommes
se sont échappés. Une pluie de reproches s’abat sur Maillan, jugé
personnellement responsable, pendant qu’un
groupe part à la recherche des évadés. Il faut reconnaître que le président
de la deuxième Commission municipale a été accusé à tort par ses
concitoyens. C’est Jean Barthélémy, cafetier de 40 ans et ancien membre de
La Peyrière, qui prévient entre 16 et 17 heures le brigadier Godillot de
l’arrivée des colonnes du Luc et de La Garde-Freinet[12]. Immédiatement, les gendarmes prennent la fuite, gagnent le bois
d’Astros au nord-ouest de la commune, et se dirigent vers Draguignan. Parvenus
au pont naturel d’Entraigues, le groupe composé des quatre hommes et de deux
femmes[13]
essuie, selon les gendarmes, plusieurs coups de feu. Le brigadier et son épouse
sont séparés du reste du groupe ; ils seront repris le soir même en
montant dans le courrier de Marseille et ramenés à la mairie. Quant aux autres
gendarmes, ils passent la nuit dans les bois, sont arrêtés le 7 en début
d’après-midi, et enfermés dans la salle du précepteur
par les membres de la Commission municipale restés à Vidauban après le
départ de la colonne[14].
Le seul tort de Maillan est d’avoir demandé le transfert des prisonniers dans
leur caserne, mais cette erreur est assimilée par les montagnards
intransigeants à un effet de sa politique trop modérée. Les dissensions sont donc réelles entre les insurgés, et les
conservateurs n’en ont pas trop exagéré l’ampleur. Elles ne peuvent être
reliées uniquement à une opposition des affiliés de la société secrète aux
autres républicains puisque, comme nous l’avons vu, les deux Commissions, où
les premiers font présents, font preuve de modération. Cependant, s’agit-il
pour autant d’un affrontement entre girondins et jacobins comme le déclare
Maquan ? Pour comprendre ce qui oppose les deux termes à l’époque où
l’auteur légitimiste les emploie, il est nécessaire de se référer aux deux
tendances discernées par Michel Winock[15] :
“ Assumant donc la simplification, on peut dire qu’il y a eu contre
l’Empire un parti républicain libéral et un parti révolutionnaire ”.
La tendance libérale, inspirée par Quinet et le débat sur la Révolution[16],
rejette la République de Robespierre et la Terreur, et prône “ une
politique modérée, libérale, foncièrement hostile au révolutionnarisme ”[17].
La tendance révolutionnaire, Hébertiste ou Robespierriste, s’appuie moins
sur 1789 que 1793. Une telle dichotomie est toujours fondée sur un présupposé :
celui de la conscience et de la culture politiques. Or, il semble difficile de
l’appliquer à une population récemment touchée par la modernité politique. Être montagnard en 1850 ou 1851 à Vidauban, c’est sûrement être
républicain avant tout. On a même pu constater qu’être affilié à une société
secrète montagnarde, comme Martin Gras, Alexandre Dubois ou Pierre Marin,
n’est pas un gage d’intransigeance au moment de l’insurrection. ; à
l’inverse, ne pas être membre d’une société montagnarde, comme Jules et Célestin
Sermet, n’est pas un signe de modération. L’antagonisme perceptible à
Vidauban n’est pas plus d’ordre socio-économique ; si au Luc “ le
dirigeant bourgeois était toujours sur le point d’être débordé ”[18]
par un petit peuple plus révolutionnaire et exalté, cette vision est peu vérifiable
à Vidauban où un médecin, un étudiant en droit et un chapelier aisé[19]
critiquent sans cesse la modération jugée troublante des autorités
insurrectionnelles, et se placent au premier rang des montagnards
intransigeants. On pourrait aussi intégrer dans l’étude des deux tendances du
mouvement insurrectionnel vidaubannais, le poids de l’événement. En effet,
la surprise provoquée par le coup d’État, et surtout le contrôle rapide de
la capitale et de la majeure partie de la France par ses partisans, ont du jouer
en faveur de la modération et de la prudence. Peut-être que Célestin Maillan,
avant d’être plus girondin que montagnard, est surtout – au moment du coup
d’État – plus pragmatique qu’idéaliste. Dans une certaine mesure,
l’esprit résistant est autant affaire d’idéologie que de personnalité, de
caractère et d’appréhension d’une situation. Dès lors, le raisonnement
d’Hippolyte Maquan pourrait être inversé : certains insurgés ont fait
preuve de modération ou d’exaltation, non parce qu’ils étaient
consciemment girondins ou jacobins, mais peut-être parce que leur analyse
contingente de la situation les a fait se conduire en “ libéraux ”
ou en “ révolutionnaires ”. L’assimilation à la Gironde ou à
la Montagne ne peut donc être que rétrospective, artificielle, et relève
avant tout d’une vision politique orientée. Comme on a pu le voir, la propagande antidémocratique qui se développe
après le coup d’État a cherché à masquer les réflexes légalistes du
mouvement varois derrière la thèse de la jacquerie, ou celle du retour à
1793. Dans sa lecture de l’insurrection municipale à Vidauban, Maquan dénonce
par exemple le point de départ de la violence jacobine et de “ l’entraînement
insurrectionnel ”, le moment charnière de la première phase du soulèvement.
Il s’agit, selon l’auteur, de l’attaque du gendarme Neveu, le 4 décembre,
par un groupe d’insurgés vidaubannais. Ainsi, il confère à cet événement
une portée dont il convient de mesurer l’exactitude et l’objectivité. 8.3 L’attaque du gendarme Neveu. Le jeudi 4 décembre, vers 16 heures, l’insurrection vient juste
de renverser l’autorité municipale : le maire, le commissaire et les
gendarmes sont sous les verrous et la population est agitée par les préparatifs
d’élection de la première Commission municipale. Or, avant de faire appel à
la Garde Nationale, il faut organiser d’urgence la défense de la commune.
C’est pourquoi Alexandre Dubois demande au menuisier Baptistin Poussel de
convoquer 12 hommes pour monter la garde[20].
Des sentinelles sont donc placées aux entrées du village, notamment sur la
route du Luc. À ce poste sont affectés Joseph Gayol et Magloire David,
bouchonniers, Henri Truchmann, cordonnier, tous trois affiliés à la société
secrète. Ils sont accompagnés d’Alphonse Giraud, laitier et président de la
chambrée de Saint Roch, d’Eugène Mouriès et d’Aragon du Muy. Les six hommes se placent de part et d’autre de la route,
lorsqu’ils voient arriver un gendarme à cheval. Ce dernier était déjà
rentré dans Vidauban mais en était ressorti, trouvant la situation inquiétante.
Il avait alors rencontré Étienne Trotobas, maçon accompagné de sa mère, sa
femme et une jeune fille, qui lui avait répondu qu’il n’était pas
dangereux de traverser la commune[21]. Le gendarme Neveu fait à nouveau demi-tour et se dirige vers
Vidauban. 200 mètres après, il est stoppé dans sa course par les sentinelles
qui venaient de prendre leur poste. Selon Henri Truchmann[22],
Aragon demande à deux reprises au cavalier de s’arrêter et de descendre de
cheval : Neveu n’obtempérant pas, les insurgés braquent leurs armes sur
lui et, alors qu’il fait volte-face, plusieurs coups de fusil partent, tirés
par Aragon, Mouriès et peut-être Gayol. Le gendarme, indemne, prend alors la
fuite vers le Luc, galopant à bride abattue. D’après la jeune fille, “ la
dame Trotobas s’arrêta devant lui [une des sentinelles] et lui demanda
pourquoi on avait fait toutes ces choses là ? C’est parce que, répondit-il,
nous ne voulons plus de gendarmes ”[23]. Avant d’analyser la nature de cette affaire, rappelons que les témoignages
cités et utilisés doivent faire l’objet d’une lecture très critique. En
effet, au cours de l’instruction qui a eu lieu à l’encontre des insurgés,
au moment de la répression, les versions de l’événement se sont transformées,
certains détails restant très flous. De plus, les accusés qui témoignent
devant les Assises du Var risquent des peines très lourdes. Devant
l’importance de l’enjeu, la vérité a du subir certaines altérations. En
fait, l’essentiel réside dans l’interprétation qu’en ont donnée les
propagandistes du parti de l’ordre. Cette affaire, qu’on pourrait comparer
à celle de Cuers, permet aux conservateurs de brandir une nouvelle fois
l’image de révolutionnaires sanglants, prêts à semer le désordre et la
terreur. Pour cela, il faudrait prouver en premier lieu l’intention de
tuer. Comme le rappelle Georges Gayol, “ tirer avec un fusil de chasse,
quatre coups, avec des plombs, sur un homme à portée de voix sans
l’atteindre ! Il faut vraiment être mauvais tireur ! Ces coups de
feu ne s’apparenteraient-ils pas plutôt à des coups de semonce ou
d’intimidation ? ”[24].
Il est vrai que cette dernière thèse est aussi difficilement vérifiable que
celle de la tentative d’homicide volontaire. Mais pour les partisans du coup
d’État, vainqueurs après le 10 décembre, l’œuvre de répression destinée
à abattre toute opposition au régime nécessite de juger, et surtout de
condamner ces hommes. C’est une occasion unique d’étayer la thèse du réveil,
pendant l’insurrection, de la cruauté jacobine, de rappeler que “ 93
avait inventé la Terreur ” et que “ 1851 nous en montrait la
parodie ”[25]. Ainsi, si l’attaque du gendarme Neveu est considérée par Maquan
et les conservateurs comme le premier signe de la violence montagnarde, c’est
au mépris des faits et de leur contexte, mais aussi du légalisme : en
effet, les insurgés postés sur la route du Luc ne sont pas des brigands prêts
à assassiner les représentants de la loi, mais des citoyens qui ont pris les
armes, au nom de la constitution, contre l’usurpateur et ceux qui soutiennent
– à l’encontre de toute légalité – le coup d’État. À ce titre,
l’attaque du gendarme Neveu ne constitue pas une violation de l’esprit légaliste
qui anime les insurgés de la commune et ne doit pas être considérée comme le
point de départ d’un processus de violences et d’excès.
[1]
H. Maquan, op. cit., p. 25. [2]
A.D.V., 4 M20 6, tribunal de première instance de Draguignan, déposition
d’Alexandre Dubois, le 22 décembre 1851. [3]
A.D.V., 4 M20 6, justice de paix du canton du Luc. Déposition de Timothée
Clérian (postillon). [4]
A.D.V., 4 M20 6, tribunal de première instance de Draguignan. Déposition
de Maurice David, le 29 janvier 1851. Justice de paix du canton du Luc, déposition
de Pierre Marin, le 2 janvier 1852. [5]
Ibid. [6]
Ibid., tribunal de première instance de Draguignan. Déposition de Frédéric
Cavalier, le 24 décembre 1851. [7]
Il s’agit de François Truc, Martin Gros et Frédéric Cavalier. [8]
H. Maquan, op. cit., p. 25 [9]
A.D.V., 4 M20 6, lettre de Célestin Maillan au suppléant du juge de paix
du canton du Luc, le 25 février 1852. [10]
Selon Maillan, cette dépêche était accompagnée de deux plis : une
lettre de M. Angly au préfet à Toulon, et une lettre du capitaine
commandant la gendarmerie du Var à un destinataire non identifié. Ces plis
devaient être transmis aux Arcs. [11]
A.D.V., tribunal de première instance de Draguignan. Déposition d’Hippolyte
Baliste, buraliste à Vidauban, le 27 décembre 1851. [12]
Jean Barthélémy déclare dans la déposition précitée qu’il était au
Luc le 6 décembre. C’est en apprenant que les gendarmes du Luc sont
prisonniers de la colonne qu’il dit avoir rejoint Vidauban pour prévenir
le brigadier. [13]
Il s’agit des quatre gendarmes de la brigade, accompagnés de la femme du
brigadier et de celle du gendarme Bourrely. [14]
Trois membres de la Commission sont restés à Vidauban : Frédéric
Cavalier, Édouard David et Joseph Bergier. [15]
Michel Winock, La France politique, 19ème-20ème
siècle, Seuil Points Histoire, Paris, 1999, p. 74 et 75. [16]
Ce débat est initié en 1865, avec la publication de La Révolution
de Quinet. [17]
M. Winock, op. cit., p. 75. [18]
M. Agulhon, La République au village, op. cit., p. 396. [19]
Il s’agit de Jouannet, propriétaire de la fabrique de chapeaux de
Vidauban. [20]
A.D.V., 4 M20 6, tribunal de première instance de Draguignan, déposition
de Baptistin Poussel, le 28 décembre 1851. [21]
A.D.V., 4 M20 6, justice de paix du canton du Luc, déposition d’Étienne
Trotobas, le 8 janvier 1852. [22]
Ibid., 4 U4/229, tribunal de première instance de Draguignan, déposition
d’Henri Truchmann, le 28 juin 1852. [23]
Ibid., 4 M20 6, justice de paix du canton du Luc, déposition de Zénobie
Joubert, le 8 janvier 1852. [24]
G. Gayol, op. cit., p. 153. [25]
H. Maquan, “ Trois jours au pouvoir des insurgés ”, Le
Toulonnais, 19 décembre 1851. Cité in René Merle, “ L’insurrection
varoise de 1851 : documents ”, Bulletin de l’Association
pour le 150ème anniversaire de la Résistance au coup d’État
du 2 décembre 1851, n°2, juillet 1998. |
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Association 1851 pour la mémoire des Résistances républicaines |